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Récré à Girls

Girls – 25 février 1981

Dorothée a une passion : Les studios. Elle passe allégrement des studios télé aux studios ciné, en passant par les studios d'enregistrement et ceux de GIRLS où elle s'est prêtée avec la gentillesse qu'on lui connait à une séance de mode, accompagnée de deux ferventes admiratrices. Celles-ci lui ont fait jurer de fredonner pour elles plein de nouvelles chansons qui les font si bien rêver.


Dorothée – Présentatrice, animatrice, chanteuse, comédienne

Okapi – 15 mars 1981

Dorothée, elle sait ce qu'elle veut, elle dit ce qu'elle pense. Elle déteste l'hypocrisie et ça se voit du premier coup. Elle nous a tout simplement reçus, dans les studios de la télévision, rue Cognacq-Jay, à Paris.

Okapi : Alors, Dorothée, vous faites le métier que vous vouliez faire ?

Dorothée : Je n'avais pas du tout pensé à faire ce métier. Pour moi, la télévision c'était inaccessible. Quant au cinéma, n'en parlons pas, c'était un rêve de petite fille ! Je voulais accompagner des gens dans des voyages, faire du tourisme. C'est un fait que j'ai de la chance de faire ce métier. C'est un métier merveilleux, mais il a énormément de côtés négatifs. Il y a vraiment des jours où j'ai envie d'être vendeuse dans un magasin et de faire mes huit heures par jour.


Okapi : Quel écran préférez-vous ? Le petit ou le grand ?
Dorothée : C'est totalement différent. Comme présentatrice, à la télé, il s'agit d'un travail technique, assez rigoureux, avec des annonces minutées. Dans Récré A2, je prends un plaisir énorme. On s'amuse au maximum. Au cinéma, c'est un travail d'acteur. On arrive sur le plateau, on tourne et on repart. Au claquement de doigts, il faut qu'on soit naturelle, sûre de notre texte, sûre de nous. On répète quinze fois la même chose, quinze fois aussi naturelle, quinze fois aussi drôle au même moment. C'est un autre travail qu'à la télévision où, comme c'est du direct, on y va à fond, on se vide complètement et si ça passe, tant mieux !


Okapi Est-ce que, à la télévision, vous avez l'impression d'être regardée par des millions de gens ?
Dorothée : Pas du tout. Quand je présente en après-midi, par exemple, je pense à des personnes que j'ai vues dans tel ou tel petit village de Provence, aux personnes âgées qui s'ennuient et qui comptent sur nous pour les distraire ou les informer, aux femmes qui sont en train de faire du repassage. Quand je fais Récré A2, je pense aux gamins qui ne peuvent pas faire du vélo, de karaté ou d'équitation, et qui sont bloqués chez eux. Je m'adresse à quelques personnes dans une maison, jamais à une foule.


Okapi Comment ça se passe pour les annonces des programmes de télévision ?
Dorothée : On les fait nous-mêmes. On voit avec le chef de chaîne le temps dont on dispose. Il faut que l'émission démarre à l'heure prévue, c'est pourquoi l'on fait des annonces plus ou moins longues. Pendant le déroulement du programme, il faut toujours être prête à intervenir, par exemple si l'image « décroche ». On ne peut pas lire. Il faut être attentive à ce qui se passe.


Okapi : Est-il vrai que la télévision est un monde d'hommes ?
Dorothée : A qui le dites-vous ? Sur un plateau, il n'y a que des hommes. Alors il faut jouer le jeu d'être femme et de demander, avec un grand sourire, d'avoir un micro à main plutôt qu'un micro à pied ! Lorsqu'on veut proposer un projet d'émission et qu'on est du sexe féminin, c'est plus difficile... Il faut être aussi solide qu'un homme, physiquement et intellectuellement, et ne pas oublier que l'on est femme, que l'on est « qu'une femme », comme disent les hommes... et profiter de cet atout-là. On ne discute pas d'égal à égal, ce n'est pas possible. Comme ce n'est pas possible, hélas, on joue le jeu : on y va du charme !


Okapi : Vous devez toujours paraître en forme ?
Dorothée : Quand on fait un métier public, les gens n'ont pas à savoir vos problèmes. Il faut faire abstraction de tous ses problèmes. J'ai fait une émission avec quarante de fièvre et ça a été pratiquement ma meilleure émission. Ce n'est pas parce qu'on est malade que les jeunes téléspectateurs doivent être privés de leur émission. C'est un métier où il faut apparemment être toujours disponible, aimable si possible et ne jamais paraître fatiguée, au moins le temps de l'annonce ! Après, quand on rentre chez soi, c'est autre chose.


Okapi : Vous semblez beaucoup plus capable d'admiration que de mépris ?
Dorothée : Je me souviens de gens qui m'ont fait d'horribles « vacheries » quand j'ai débuté à la télévision ; je n'oublie pas mais je ne leur en veux pas. « Bêtement », je leur trouve toujours des excuses. Il faut essayer de trouver le bon côté des choses et des gens. Parfois ça aide ! C'est vrai que j'ai mauvais caractère, que je râle souvent et que je m'énerve, mais je ne méprise personne. Cependant, j'ai besoin d'admirer quelqu'un. Si on n'a pas un idéal au-dessus de soi, on ne montera jamais. J'ai été plein d'admiration par exemple pour Noiret et Serrault au cours du tournage de Pile ou face. Il y avait des jours où je ne tournais pas et où je me levais à 7 heures du matin pour aller les voir. De même, j'ai tourné avec François Truffaut et je peux vous dire que c'est merveilleux de tourner avec lui. Il est très doux, très calme, très tendre. On est pris au piège.


Okapi : Vous n'avez pas peur d'avoir un jour « la grosse tête » et de jouer les stars ?
Dorothée : C'est ma chance : je ne me sens pas quelqu'un d'à part. Je ne joue pas les stars. Le jour où je commencerai à avoir « la grosse tête », ma mère me le dira. Vous savez, ça dépend beaucoup de l'entourage. Si vous êtes entouré par des gens qui, toute la journée, vous répètent : « Tu es merveilleuse, tu es géniale, tu es fantastique », vous finissez par le croire. Moi, je suis entourée par des gens très simples et très honnêtes qui me disent objectivement ce qu'ils pensent : « Cette émission, je n’ai pas beaucoup aimé, ce n’était pas extra ». Vraiment, je sais que je peux compter sur ma famille pour me dire : « Attention ! Tu as changé ».


Propos recueillis par Claude Raison. Photos: Jean-Marie del Moral


Un show et l'Olympia pour Dorothée

Le Journal du dimanche - 22 mars 1981

Animatrice vedette d'Antenne 2, Dorothée adore la Normandie, sa campagne, ses plages. Mais pas de farniente ce week-end. Avec la blonde Catherine Ceylac, elle assure la présentation de vos émissions dominicales. "Un rôle beaucoup moins ingrat qu'autrefois, dit-elle. On ne nous considère plus comme des femmes-tronc. Nous avons une totale liberté pour animer l'antenne".

Sollicitée par le cinéma ("l'Amour en fuite" et "Pile ou face"), Dorothée a décidé pour l'instant de rester fidèle au poste. Ce qui ne l'empêche pas d'enregistrer un disque, de raconter des histoires aux enfants à la radio. C'est la comédienne qui vient de tourner aux Buttes-Chaumont un show intitulé "Dorothée au pays des chansons". Et le 8 avril, il y aura foule à l'Olympia en matinée : elle y accueillera deux mille jeunes invités pour son émission du mercredi "Récré A2".


Dorothée face au public

Télé 7 jours – 28 mars 1981

Elle chante, elle danse, elle se déguise, elle s'amuse : Dorothée s'évade du petit studio 4 de la rue Cognacq-Jay, où elle anime « Récré A 2 », pour gagner ses premiers galons de vedette à l'Olympia. Du 9 au 20 avril, chaque jour en matinée (sauf le 13), les enfants pourront la voir en scène dans « Dorothée au pays des chansons », une comédie musicale écrite sur mesure, pour elle.
« Je suis à la fois ravie et paniquée, dit-elle. Ravie, parce que je verrai les enfants réagir. Ils ne demandent qu'à participer au spectacle. Paniquée, parce que c'est impressionnant, l'Olympia ! »
Animatrice des mercredis après-midi d'Antenne 2 depuis 1978, Dorothée a fini par « oublier » les millions de paires d'yeux enfantins qui la regardent à la télévision. Mais, à l'idée de chanter devant 2000 personnes sur la scène d'un grand music-hall, sa gorge se serre un peu. L'Olympia, c'est l'émotion du direct multiplié par mille !
Invitée du « Village des enfants », implanté l'hiver dernier sous la Tour Eiffel, Dorothée s'était quelque peu familiarisée avec le public. Trois fois par jour, elle donnait un spectacle d'une demi-heure dans le pavillon d'Antenne 2 qui voisinait avec un cirque et un théâtre de marionnettes. On faisait la queue sous la pluie pour « voir Dorothée »... Jean-Michel Boris, l'actuel directeur de l'Olympia, qui passait par là, se mêla aux enfants et constata que ce mini-spectacle drainait quelques 1 200 personnes chaque jour. D'où l'idée de proposer à Dorothée de jouer une comédie musicale pour les jeunes, pendant les vacances de Pâques. « Dorothée au pays des chansons » existait déjà sous forme d'un 33 tours album. Il ne restait plus qu'à l'adapter pour la scène. « C'est un vieux rêve qui se réalise, dit Dorothée. Mais une nouvelle carrière ? Non ! Tout au plus, un grand pas en avant ! » Sur scène, elle est entourée de quinze musiciens et douze danseurs, tous très jeunes, et très gais. « C'est bien mieux qu'à Guignol, dit Dorothée ! Les enfants devancent les répliques. Ils se mêlent à l'histoire. Quand je chante: « Est-ce que je peux lui dire que je l'aime ? », les petites filles crient oui, et les petits garçons crient non ! Et puis, tous ces enfants dégèlent les parents. Je vois autant de sourires sur les visages des grands que des petits, et ça, c'est formidable! »
Dorothée deviendra-t-elle l'émule de Chantal Goya ? Elle s'en défend. « Le public de Chantal est formé de tout-petits. Neuf ans maximum. Le mien rassemble les enfants de six à treize ans ». Et puis, pas question d'abandonner « Récré A 2 ». Dorothée n'est pas une ingrate.

Lise GENET
Photo Bernard Leguay


Les 9 et 10 avril : matinée 14 h 30.

Samedi 11 avril : 14 h 30 et 17 h.

Dimanche 12 avril : 17 h.

Mardi 14 avril : matinée 14 h 30.

Mercredi 15 avril : matinée 17 h (sous réserve).

Les 16 et 17 avril : matinée 14 h 30.

Samedi 18 avril : 14 h 30 et 17 h.

Dimanche 19 avril : 17 h.

Lundi 20 avril : matinées 14 h 30 et 17 h.
Prix des places: 40 F. Tarif unique.
Location (742-52-86) Olympia


Dorothée au pays de show biz

Télé Star – 1981

Du 9 au 20 avril, Dorothée sera la vedette de l'Olympia. Elle chantera, dansera dans « Dorothée au pays des chansons », une comédie musicale où ses partenaires s'appellent Mémé Lodie, Flop, Rocky Rock'n Roll et Henri Golo. Un univers où la présentatrice d'Antenne 2 est parfaitement à son aise.


Télé Star : Ce spectacle correspond-il pour vous à une volonté de changer de carrière ?
Dorothée : Je suis arrivée par hasard à la télévision, il y a quatre ans. Lorsqu'on présente les programmes, il n'est pas facile de s'exprimer, mais j'anime aussi l'émission Récré A 2 où je m'amuse comme une folle. Au départ, nous avions fait le disque « Dorothée au pays des chansons » pour nous amuser. Nous l'avons présenté au stand d'Antenne 2 à Noël, à la Tour Eiffel. C'est après cela qu'on nous a proposé de le jouer à l'Olympia.


T.S. : La télévision, la chanson, la scène, le cinéma : il va falloir faire un choix.

Dorothée : Pour moi, tout s'est toujours fait « comme ça », sans que je le sollicite moi-même. J'ai tourné avec Truffaut et Enrico, mais en ce moment on ne me propose aucun scénario intéressant. Je ne veux pas faire n'importe quoi après avoir tourné avec deux grands metteurs en scène. A l'Olympia, ce qui m'intéresse, c'est le spectacle complet qu'est la comédie musicale.


T.S. : Vous feriez une carrière de chanteuse, comme Dalida ?
Dorothée : Je ne me vois pas du tout chanteuse. Après cette expérience de la scène, mon rêve secret serait qu'on me propose de tourner une comédie musicale pour le cinéma. Là je craquerais !


T.S. : D'autres projets dans l’immédiat ?
Dorothée : Je prépare actuellement un disque qui sera une correspondance entre Dorothée et Candy, l'héroïne du dessin animé d'Antenne 2. Je serai en quelque sorte sa confidente et je chanterai deux nouvelles chansons.


Dorothée au pays de l’Olympia

Télé Poche – 4 avril 1981

Aucune citadelle ne résiste à Dorothée. Après la télévision, le cinéma et la chanson, la voici, aujourd'hui, partie à la conquête d'un monument du music-hall l'Olympia, tout simplement. Elle y a installé ses quartiers de printemps pour présenter à ses jeunes amis, tous les après-midis du 9 au 20 avril, « Dorothée au pays des chansons », la comédie musicale tirée de son 33 tours. Mais comme le petit « général » Dorothée a quand même « un immense trac » avant d'entamer sa campagne, elle a demandé à ses copains William Leymergie, Cabu et Patrick Simpson-Jones (de g. à droite) de venir la supporter, la veille du grand assaut. Ils seront donc présents à ses côtés, le 8 avril, pour un « Récré A 2 » spécial en direct de l'Olympia.


Dorothée : Je danse et je chante dans « Dorothée au pays des chansons »

Télé moustique – 23 avril 1981
La presse de la manche – 15 avril 1981
La gazette Provençale – 9 avril 1981
Le soir de Marseille – 7 avril 1981
Rouen Liberté Dimanche – 5 avril 1981

Dorothée est une des plus jeunes présentatrices de la télévision, mais aussi l'une des plus connues et des plus occupées. Elle ne se contente plus d'annoncer les programmes de votre soirée, elle fait aussi partie des programmes. Le mercredi après-midi, notamment, où elle anime, en direct, l'émission pour les enfants sur Antenne 2, «Récré A2». Tous les enfants l'adorent, le courrier de star qu'elle reçoit en témoigne et elle n'a pas fini de les ravir. Au printemps dernier, elle avait enregistré un 33 Tours, «Dorothée au pays des chansons», (A.B. Productions-CBS). Antenne 2 a décidé de transformer ce disque dans le ton de la comédie musicale et c'est une Dorothée chanteuse, danseuse et comédienne que les enfants découvriront au petit écran. Mais auparavant, Dorothée aura triomphé auprès des enfants, en présentant une version scénique de ce spectacle à l'Olympia. - C'est grâce à Jacqueline Joubert, responsable des émissions pour la jeunesse, que cette adaptation a pu se faire. Je lui dois beaucoup puisque c'est aussi grâce à elle que je suis entrée à la télévision en 1973. En 1977, elle me confia l'animation de «Récré A2 » et aujourd'hui, elle me permet de me produire dans un genre assez peu abordé en France, la comédie musicale.
La comédie non musicale, Dorothée a pu la pratiquer au cinéma avec deux de nos plus grands metteurs en scène, François Truffaut qui lui offrit son premier rôle dans «L'amour en fuite», et dernièrement Robert Enrico qui lui donna deux partenaires de poids, Noiret et Serrault dans «Pile ou face».


ANIMATRICE DE « DISNEY DIMANCHE »
Ces deux expériences cinématographiques m'ont beaucoup appris, nous a dit Dorothée, aussi je me sens très à l'aise dans «Dorothée au pays des chansons». Je n'y suis pas entourée d'enfants mais d'instruments de musique représentant chacun une chanson. La chanson comique est symbolisée par une contrebasse, la chanson militaire par un tambour, la chanson d'amour par un violon, la chanson rythmée style rock and roll par une batterie, etc... Douze comédiens déguisés en instruments de musique font partie de la distribution, avec ma chienne scotch-terrier, Olive, et j'interprète plusieurs chansons dont un rock and roll endiablé. Je danse aussi beaucoup.
Malheureusement, tout n'est pas rose dans notre pays des chansons car nous sommes attaqués par les «horribles dissonances» venues de l'espace.
Et c'est toujours avec une aisance insolente que Dorothée apprivoise le petit écran. Elle n'a jamais pris un cours de chant, un cours de comédie. Elle fait tout d'instinct, naturellement, comme elle le sent. Sa popularité n'étant plus à prouver, les Productions Disney lui ont demandé d'animer désormais, chaque trimestre, «Disney Dimanche», prenant ainsi le relais de Pierre Tchernia. Une nouvelle occasion pour Dorothée de franchir les frontières et d'aller bientôt au pays de Disney: les Etats-Unis.
Comme on le voit, Dorothée ne perd pas son temps et garde, malgré tout, son calme, sa bonne humeur devant ses nombreuses activités parmi lesquelles, elle a une préférence : les émissions en direct, où elle reste la plus spontanée.

Christine HIQUET.


Le rendez-vous des enfants avec Dorothée

L’aurore – 7 avril 1981

La silhouette menue, le regard vif et espiègle, le sourire désarmant de fraîcheur, elle s’est fait rapidement un nom avec un prénom charmeur et enfantin qui lui va comme un gant : Dorothée.

Speakerine à antenne 2, animatrice de « Récré A2 » (chaque mercredi), chanteuse, danseuse et comédienne dont la première apparition dans le film de François Truffaut, « L’amour en fuite » a fait mouche, elle ressemble à une petite fée qui a le don de transformer tout ce qu’elle touche.

A partir de jeudi, sur la scène de l’Olympia, elle présentera en matinée (14hr30) une comédie musicale pour enfants : Dorothée au pays des chansons. Un spectacle tout en couleurs, tiré de l’album 33 tours du même nom qu’elle a enregistré l’année dernière.

A l’affiche : quinze musiciens, dix danseurs, trois choristes et pour tout décor un pays merveilleux peuplé de personnages qui sont prétexte à de nombreuses chansons…

Pour Dorothée et sa troupe, l’occasion est belle de chanter, de danser, d’improviser à tue-tête et de faire participer directement les enfants et, bien sûr, leurs parents au déroulement de l’histoire.

« Nous avons élaboré un texte suffisamment souple pour susciter justement la complicité des enfants qui seront eux-mêmes les artisans des gags et des surprises. Je veux les entendre crier oui ! non ! attention ! et recréer sur scène les fous rires de mon émission de T.V. Le meilleur moyen de s’amuser, c’est de rester sois même spontanée et naturelle, et d’improviser à partir du canevas que sont les chansons ».

Et cette spontanéité, ce naturel, ce goût du contact sont les qualités majeures de Dorothée qui, à l’écran comme dans la vie, joue franc jeu, s’intéresse à tout et conserve en elle le plus simplement du monde, la fraîcheur et l’insolence de l’enfance.

Jean Luc WACHTHAUSEN


Dorothée : "Maman ne me fera jamais ma robe de mariée"

OK ! - 10 Avril 1981

C'est à Bourg-la-Reine, petite mais célèbre ville de la région parisienne (Alain Delon, Julien Clerc et Yves Mourousi y sont nés), que Dorothée a vécu alors qu'elle s'appelait encore Frédérique Hoschede. C'est là-bas que nous l'avons retrouvée, entourée de sa maman, de son frère, Jean-François, et de sa grand-mère. C'est dans l'ambiance familiale qu'elle recherche le calme avant la tempête car Dorothée, une fois à Paris, ne pense plus qu'à ses apparitions à la télévision et à son spectacle pour enfants à l'Olympia. Sa mère est la plus précieuse des conseillères. C'est ensemble, et en tenant compte de son avis, qu'elles ont choisi les décors, l'ordre des chansons et même les costumes. Madame Hoschede est une excellente couturière et Dorothée est bien entendu son mannequin favori. Lorsqu'elle était petite, elle choisissait elle-même des modèles dans les magazines de mode que sa maman s'amusait ensuite à reproduire. Aujourd'hui encore, Dorothée confie sa garde-robe aux doigts de sa mère. Et vous pouvez l'admirer tous les soirs, ou presque, sur le petit écran. Pourtant, pour ses robes de scène, elle en a confié la réalisation à un véritable couturier. N'allez surtout pas vous imaginer que Dorothée met en doute les capacités de sa maman mais « ça porte malheur, dit-elle, jamais je ne lui laisserai faire mes tenues de scène ni ma robe de mariée. Je suis trop superstitieuse! Mais faut pas le dire... »