Articles - 1985 - Macadam

Dorothée change de chaîne

Le Parisien – 26 avril 1985

Dorothée, la coqueluche des enfants, celle qui chante et présente « Récré A2 » tous les mercredis, tourne pour FR3. A Beuvron-sur-Aube, aux environs de Deauville, se déroule le tournage de « En suivant son rêve », un téléfilm musical qui sera diffusé le dimanche 2 juin (jour de la Fête des Mères), à 20 h 35. Une heure dix de chansons (Dorothée en interprète neuf), d'aventures et de rebondissements. Au côté de Dorothée, qui est institutrice, Carlos joue un général américain, et Henri Guybet n'hésite pas à pousser, lui aussi, la chansonnette.


FR3

La Croix – 1er juin 1985

Elle est partout Dorothée (photo FR 3), l'amie des enfants qu'elle attire au rendez-vous de « Récré A 2 ». Là elle change de chaîne et s'en va pousser la chanson sur le "Macadam" de FR 3 (20.35).


FR3 tourne à Beuvron en-Auge avec Dorothée et Carlos

Le pays d’Auge - 26 avril 1985

Mardi 23 avril a débuté à Beuvron-en-Auge le tournage d'une série télévisée, Macadam, semi-variétés, semi-fiction avec dans les rôles principaux : Dorothée bien connue des enfants, et Pascal Danel, chanteur, acteur et le producteur de cette série. Cette fiction sera retransmise sur FR3. Dans cette interprétation, Dorothée jouera deux personnages, celui d'une auto-stoppeuse et celui d'une institutrice du village. La première journée fut consacrée à une promenade autour de Beuvron dans une superbe Delahaye compétition dans laquelle prenaient place Dorothée et Pascal Danel. Lundi et mardi prochains, Dorothée deviendra l'institutrice de l'école de Beuvron. Puis, ce sera la venue de Carlos, le vendredi suivant, qui participera également à cette série télévisée tournée est enregistrée par FR3 Lille.


Carlos devant les caméras de FR3

Le pays d’Auge – 30 avril 1985

Il reviendra mais il est déjà passé. Carlos était vendredi dernier à Beuvron en-Auge pour les besoins du tournage que F.R. 3 Lille a entrepris depuis le début de la semaine dernière dans ce village sauvegardé. Cette série Macadam, mi-fiction mi-variétés, est destinée à la Troisième Chaîne Nationale. En suivant son rêve est le titre de l'émission. Elle sera programmée le dimanche 2 juin, à 20h30. Vendredi dernier, la journée était consacrée à Carlos. On s'installa d'abord chez le bourrellier du village M. Pavy, qui faisait office de cordonnier pour la circonstance. Carlos y joua le rôle d'un officier américain rentrant dans cette boutique pour y retirer une paire de chaussures de son ami Albert, en croco rouge. Il y interpréta tout naturellement une chanson «T'as le bonjour d'Albert.»
L'après-midi, les prises de vues eurent lieu à bord d'un dodge 6x6 de l'armée, Carlos campant toujours ce même personnage de l'officier américain. Les séquences étaient réalisées devant l'ancienne gare de Beuvron, où Carlos fut également conduit à donner quelques chansons en compagnie de Dorothée. De nombreuses personnes s'étaient déplacées pour la circonstance.


Quand Dorothée tourne avec les scolaires

Le pays d’Auge – 3 mai 1985

C’est lundi après-midi, que Dorothée interpréta son rôle d’institutrice avec comme figurant les enfants du village. La scène fut tournée dans la cour de l’école. D’autres séquences du film auront lieu aujourd’hui vendredi à la crêperie la « Galère », en compagnie de Carlos En fin d’après-midi, il y eut également la venue de Henri Guibet, qui joua le rôle d’un barman


Dorothée a giflé Patrice Lafont

France Soir – 3 Mai 1985

On croirait assister au tournage d’un « remake » des « Envahisseurs ». Avec, dans le rôle des monstres au petit doigt levé, des dizaines de bouts-de-chou de 5 à 12 ans. Dans le rôle de David Vincent, celui qui a « vu » et qui « sait » qu’ « ils » existent : Dorothée. Une Dorothée un peu frigorifiée dans sa robe d’été, qui tourne dans le village classé de Beuvron-en-Auge, en Normandie, « Macadam », l’émission de Pascal Danel (FR3, 20hr35 le 2 juin, pour la fête des Mères), avec Patrice Laffont, Carlos, Annie Philippe et Henri Guybet.

Beuvron-en-Auge : 276 habitants, une crêperie par habitant, de superbes maisons à colombages et des enfants. Une foule de mômes qui se bousculent pour apercevoir « leur » merveille jouant le rôle d’une institutrice pas banale dans « leur » école. Les petits passent trois fois de suite pour quémander un autographe, les grands confient : « Au début, elle n’était pas très sympa parce qu’elle était fatiguée, mais après, elle a été formidable ! »

Pour l’instant, Dorothée grelotte dans une allée face à la petite mairie, qui sert de salon d’essayage et de maquillage aux comédiens. Des enfants avec papa, maman et la grand-mère, s’installent en rang d’oignons sur le bord de la route. La scène est alléchante : leur idole s’apprête à gifler Patrice Lafont (pour les besoins du scenario).

Celui-ci a l’air un peu grognon. Il faut dire qu’on ne lui a pas épargné les épreuves morales et physiques aujourd’hui. Affublé d’un costume rose pâle, avec des chaussures, chemise et… automobile assorties, il est en butte depuis le début de la journée aux plaisanteries des gosses qui l’appellent le cochon rose et maintenant cette claque !

« Vous savez que vous êtes mignonne », susurre Patrice Lafont, qui incarne l’inspecteur d’académie venu enquêter de très près sur les méthodes d’enseignement de Dorothée l’institutrice. Il lui prend le menton, elle réplique par un soufflet si sec qu’une petite fille glousse, derrière la caméra. Dorothée s’enfuit hors champ.

« Mademoiselle ! En ce qui concerne vos méthodes, ces chansons que vous apprenez aux enfants, bégaye-t-il, mon rapport sera très, très mauvais. Il n’est plus question de titularisation pour vous… »

« Coupez ! » réplique Jear Henin, le réalisateur. Tout le monde éclate de rire.

Dorothée part se changer, « Il est vrai que j’ai accepté de tourner « Macadam » entre autres pour renouer avec la comédie. Renouer avec le cinéma, Mais avec qui ? On m’a posé cette question il y a six ans : à l’époque, j’ai dit que je voulais tourner avec Truffaut. Et mon premier film était en effet dirigé par lui ! Alors, je peux toujours vous dire que j’aimerais tourner avec Spielberg ! on verra bien ce qui arrivera… »

Non loin de là, Pascal Danel, auteur, producteur, comédien et chanteur dans « Macadam »(il entonne avec Dorothée, renouant ainsi avec sa précédente carrière), essaye de faire démarrer la splendide Delahaye 1938 bleu noir, élément primordial du scénario.

« Peut-être qu’un spectateur qui ne peut pas blairer Dorothée regardera mon émission parce qu’il est fasciné par la Delahaye, qui sait ? Mon but, c’est ça : créer une émission plus typée, plus originale que les variétés traditionnelles. Tourner dans des décors naturels. Montrer les chanteurs sous un jour différent.

« Pourquoi j’ai appelé mon émission « Macadam » ? Pour moi, « Macadam », cela signifie la route et puis aussi une référence à « Macadam cow-boy ». Je me retrouverais un peu dans ce personnage, pas trop à l’aise… »

De notre envoyée spéciale, Florence Tredez.