Articles - 1987 - Page 6
- Dorothée et Jacky - « Notre complicité ne s'invente pas »
- Dorothée : "Roxan me chipe la vedette"
- Couettes et petites socquettes
- Dorothée fait la cuisine comme grand-mère et déteste les robots
- Dorothée indésirable sur la 2
- Antenne 2 ne veut plus connaître Dorothée
- Dorothée - Une « grande récré » entre Antenne 2 et TF1
- Dorothée : Roulez petits bolides
- Joyeux Noël avec Dorothée
- Dorothée et Jacky – Leur sélection de jouets
- Dorothée en trois dimensions
Dorothée et Jacky - « Notre complicité ne s'invente pas »
Télé Loisirs - 3 octobre 1987
En duo comme en solo, ils ont réussi à séduire des millions d’enfants…
Dès leur première émission, le 2 septembre, ils ont « fait un carton ». Comme si nos chers petits n'attendaient qu'une chose : les retrouver enfin ensemble sur la même chaîne.
Après plus d'un an de séparation à l'écran, Dorothée et Jacky, le tandem le plus populaire auprès des enfants, se retrouvent sur TF1 chaque mercredi après-midi pour un grand show télévisé de deux heures et demie ! De leur spectacle au Zénith, l'hiver dernier, suivi d'une très longue tournée en province de quatre mois, les deux compères ont conclu à la nécessité de retravailler ensemble car leurs fans ne comprenaient plus rien à leurs valses respectives d'une chaîne à l'autre (départ de Jacky sur TF1 et maintien de Dorothée sur A2). Ils les croyaient fâchés ! « Lorsque nous avons annoncé sur scène notre retour sur TF1, les gamins ont hurlé de joie. On a reçu des dizaines de milliers de lettres. Beaucoup nous croyaient mariés, puis divorcés et nous félicitaient de revenir sur notre décision de rupture ! »
Le duo fait donc un retour en force sur la chaîne privatisée et cette fois avec de très sérieuses garanties. D'abord parce que Dorothée vient d'être nommée conseillère auprès de la rédaction de TF1 pour la jeunesse, ensuite parce qu'elle est désormais responsable de ses propres émissions. Enfin, parce que si Dorothée présente la tranche 15 h- 17 h 30 avec Jacky, elle tient aussi en solo la tranche du mercredi et du dimanche matin de 9 h à 12 h. « Là, je continuerai à faire le pitre entre des sketches et des dessins animés, mais ce sera un spectacle familial. » A cela s'ajouteront trois shows annuels de variétés que la reine des enfants animera. Quant à Jacky, son emploi du temps est presque aussi chargé, puisqu'il enchaîne le duo du mercredi et le « Jacky Show », une émission de variétés d'une demi-heure qu'il fait cette fois seul, entouré d'enfants répartis sur trois plateaux dans un décor néo-fifties. Parallèlement, il poursuit sur « Radio Skyrock » son talk-show du samedi soir avec une vedette de la chanson. Ainsi à eux deux, Jacky et Dorothée totalisent neuf heures d'antenne hebdomadaires ! Actuellement, les deux compères sont les seuls présentateurs de télévision qui réussissent à travailler ensemble tout en gardant chacun une autonomie par le biais d'émissions en solo. « Notre duo repose sur une solide amitié, dit Dorothée. Le succès de "Récré A2" s'expliquait par notre sincérité. Nous sommes à l'écran exactement comme dans la vie. On ne peut pas tricher sur scène lorsqu'on a à tenir plusieurs heures d'antenne totalement improvisées ! » « Pas un seul texte, confirme Jacky, n'est préparé à l'avance. Notre complicité ne s'invente pas devant les caméras, elle est réelle. » Il suffit pour s'en persuader de les rencontrer... Dorothée, espiègle, ne cesse de harceler Jacky, ne tient pas en place, exprime cinquante idées à la minute... comme à la télévision. Lui, beaucoup plus calme, semble rester insensible aux piques que lui envoie son amie. Père tranquille à bouille de clown, il cultive son côté nounours.
« On s'engueule mais on se complète... »
Jacky baille, nonchalant et rigolard. Voici quelques bribes des amabilités qui fusent entre les deux compères. Dorothée « Lui, c'est un bon ours bête et stupide. Dis Jacky, heureusement que tu t'es musclé pendant notre tournée, parce qu'avant tu étais tellement mou et gras que tu ne pouvais même pas me porter !» Jacky, plutôt que de rétorquer à cette moquerie qui en aurait froissé plus d'un, soulève d'un bras Dorothée et s’esclaffe : « Elle est mon unique amie fille. On s'engueule parfois vraiment mais je sais que je peux l'appeler à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Et ça, c'est inestimable ! »
Une amitié qui, au-delà des moqueries et sautes d'humeur de Dorothée, dure depuis six ans, depuis qu'un beau jour de 1981, Jacqueline Joubert décida d'engager Jacky pour animer « Récré A2 » aux côtés de Dorothée. « Nos caractères sont aux antipodes l'un de l'autre, confirme Jacky. Mais les contraires s'attirent. » Les points communs entre ces deux copains sont tout aussi évidents. Même amour des enfants Dorothée se dit pour le moment incapable d'allier travail et maternité mais elle ajoute s'entendre dix fois mieux avec les enfants qu'avec les adultes. Jacky qui, lui, a déjà une petite fille de quatre ans, rêve d'un autre enfant. Même morale. Lui : « Parce que je suis Jacky, il y a des choses que je ne ferai pas, comme mener une vie en contradiction avec ce qui est bon pour les enfants. » Elle : « Je tâche de ne jamais décevoir un enfant et de toujours lui accorder le temps nécessaire pour un autographe. » Même conception du métier : « Nous ne nous sentons pas investis d'une mission pédagogique. Nous sommes là pour divertir. » Même trac monstrueux. Même amour et même respect pour leur famille. Pourtant, que de différences entre ce fils unique à qui ses parents (émigrés juifs polonais), laissèrent une grande liberté (« Chaque année, se souvient-il, je partais en colonie de vacances avec mon copain d'enfance Richard Gotainer et nous faisions des concours à celui qui mangerait le plus d'araignées vivantes! »), et cette jeune fille de bonne famille, élevée dans une rigueur parfois très pesante: « De cette éducation, je garde de nombreux blocages » Dorothée éclate alors de rire, comme gênée de ses confidences. « Une année de séparation nous a montré que c'est ensemble que nous sommes les meilleurs. Mais, je ne dis jamais "A jamais" ni "Pour toujours"... »
Caroline Tancrède
« Elle est mon unique amie fille » dit Jacky qui accepte sans hésiter le rôle de souffre-douleur que Dorothée lui fait jouer à la scène comme à la ville.
Pour Dorothée, tous les enfants sont ses enfants. « Je ne peux pas pour le moment allier travail et maternité » dit-elle, mais cette travailleuse acharnée n'en a pas de regret.
Dorothée et Jacky
Une grande complicité unit Jacky à Dorothée. Ils ont en commun l'humour, la fantaisie, une extrême vivacité d'esprit. Avec Dorothée, Jacky peut donner libre cours à ses idées les plus folles, mais il doit tout de même se faire rappeler à l'ordre de temps en temps. Beaucoup plus soucieuse que lui des règles et des normes, Dorothée l'aide aussi à canaliser son énergie, qu'il aurait tendance à disperser. Et puis, il y a chez Dorothée un côté sécurisant, un peu maternel (native du Cancer) qui convient bien à Jacky, dont la nature profonde est très angoissée. Pourtant il doit y avoir entre eux, parfois, de violentes prises de bec, l'un et l'autre étant loin d'avoir un caractère commode. Une fois l'orage passé, l'amitié demeure.
Dorothée : "Roxan me chipe la vedette"
30 Millions d'amis - Octobre 1987
Roxan n’a eu qu’un seul amour : une belle, recontrée dans un restaurant, qui lui a donné 6 chiots.
Dorothée a un rival dans le cœur des enfants : Roxan. Cet adorable yorkshire de 7 ans partage tout avec sa maîtresse, y compris son amour des studios télévision. Inséparable dans la vie, ils le sont devenus sur scène.
« Roxan ! Dépêche-toi, on n’attend plus que toi »
La star est en retard. Juste ce qu’il faut pour être conforme à son image de vedette. Mais pas trop quand même, on est un gentleman !
La porte s’ouvre : une boule de poils ébouriffés apparaît. La voilà ! Présentations, congratulations, puis Roxan, très digne, s’installe dans un coin, dédaignant le coussin qu’on lui a préparé. Petit bâillement, clin d’œil à sa maîtresse pour indiquer que l’interview peut commencer. Allons-y !
Une enfant de la balle
Avant son arrivée, Dorothée m’avait prévenue : « Vous verrez, il est adorable, mais il n’en fait qu’à sa tête. Obéissant, mais très indépendant ». Et c’est vrai que ce yorkshire de 7 ans a une personnalité autrement plus développée que sa taille ! Pour l’instant, se sachant observé, il a négligemment pris place devant les disques d’or de sa maîtresse. Le flash crépite, Roxan prend la pose. Tête haute, œil brillant, profil avantageux. Un vrai pro ! « En réalité, c’est un pudique. Il n’aime pas parler de lui. »
Tout a commencé il y a 7 ans. Une amie de Dorothée lui apporte, en pleine émission, un chiot au regard étonné. « Roxan a fait tout de suite connaissance avec l’ambiance des studios. Sa première maison fut une cabine d’enregistrement »
Très bien élevé, discret, Roxan accompagne désormais sa maîtresse sur les lieux de tournage, se lie d’amitié avec les cameramen, furète sur les plateaux.
Puis, un beau jour, « Il a saisi sa chance. Lors d’une émission en direct. J’étais assise sur un escalier. Il m’a rejoint sans bruit, est monté sur la marche supérieure et a posé sa tête sur mon épaule ». Un geste de tendresse qui a conquis aussitôt les téléspectateurs. Depuis, il va et vient à sa guise sur les plateaux, participe au spectacle à son rythme. « On a essayé de lui écrire son rôle à l’avance, mais sans succès ». Bref, Roxan aime improviser, jongler avec les mots, les situations et user de son charme très british avec son public.
Car il a son public. Les enfants lui écrivent, lui envoient des cadeaux : une balle, un jouet, une peluche. « Lorsqu’il ne participe pas à une émission - caprice de star - je reçois aussitôt un abondant courrier : Roxan est- il malade ? » Je m’inquiète : une telle célébrité n’a-t-elle pas perturbé les rapports entre Roxan et Dorothée ? « Pas du tout ! Nous nous entendons trop bien pour ça. Mais c’est vrai, il lui est arrivé de me chiper la vedette. Un jour dans la rue, des gens se sont exclamés à sa vue : Mais, c’est Roxan ? Mais oui, c’est bien lui ! »
Un courrier de ministre
La vie de star, c’est fatiguant. Aussi Roxan se refuse à accompagner Dorothée dans ses tournées. Il en profite pour se refaire une santé dans la propriété familiale au sud de Paris. Là, il s’amuse dans le jardin avec les chats du voisin, mange de l’herbe. « Et lui, d’ordinaire si calme, aboie comme un fou. Un vrai chien de garde. » En somme, ce chien a des plaisirs simples !
Ce n’est pas un fugueur. Pourtant, il a causé à Dorothée une belle frayeur. « Un soir, il s’est échappé de la voiture. On l’a appelé, on a alerté tout le monde. En vain. Le lendemain, une dame l’a retrouvé à deux pas du périphérique. Il était couché sur un banc. Comme un clodo. »
Et la belle lui offrit un os
Discret, Roxan préserve soigneusement sa vie privée. Un jardin secret dont j’ai réussi quand même à voler un petit aperçu… « Roxan a connu il y a quelques mois une grande histoire d’amour. Avec une jeune personne de la même race. »
Rencontre dans un restaurant, coup de foudre. La belle, subjuguée, lui apporte un os chipé dans la cuisine. « Et, bien sûr, il l’a mangé ! ».
Les amoureux se revoient, Roxan joue les indifférents mais veille sur sa compagne quand elle dort et reste toujours… très chaste. « Jusqu’au soir du réveillon. Aux douze coups de minuit, crac ! » Le résultat ? Six d’un coup tous des mâles ! « Depuis, on l’appelle Papy pour le faire enrager » Pour l’instant Papy écoute tout cela d’une oreille distraite. Voilà pour la vie familiale. Une autre personne compte énormément pour Roxan : Dorothée. Regards tendres, câlins sur le canapé, course-poursuites dans les couloirs : il n’y a qu’elle pour lui faire perdre son flegme habituel. « On se ressemble beaucoup. On n’aime pas se lever le matin. On sait très bien faire la tête quand on est vexé. Mais jamais entre nous. On ne réussit pas à se fâcher, même s’il est jaloux des autres chiens et si j’ai mauvais caractère ! » (sic)
Scottish et sentimental
Dorothée qui est très « chien » (« Avec les chats, c’est l’horreur ! La bagarre perpétuelle. Nous avons des incompatibilités d’humeur ») a toujours partagé sa vie avec eux. Un cocker. Des scottish terriers. « Des sacrés personnages, ceux-là ! Ils vous ignorent superbement, sont très avares de caresses. En réalité, ce sont des pudiques, des sentimentaux. » Après Dorothée voulait un gros chien tout poilu « Difficile en appartement. Surtout que je ne suis pas du genre à me lever aux aurores pour aller faire un jogging… Roxan non plus ! »
Bâillement discret. Roxan en a visiblement plein les pattes. La séance a assez duré. Très digne, il nous remercie à sa manière et s’en va.
Dans le couloir, une autre boule de poils passe en trombe, dérape, fait demi-tour. Atchoum, l’un des fils de Roxan. Il entame avec son père une course-poursuite, agrémentée d’un slalom effréné entre les "pattes" des grands.
Moments de détente bien mérité pour Roxan dont l’agenda est très chargé. Cet après-midi, il enregistre. Depuis septembre, il anime sur TF1 deux émissions le mercredi (« Dorothée matin », « Club Dorothée ») et une autre le dimanche matin (« Dorothée Dimanche »)
Avec Dorothée, bien sûr !
Sophie Louarn
ET DOROTHEE ?
10 millions de disques vendus en 7 ans, avec des titres fredonnés par tous les enfants : « Rox et Rouky », « V’là les Schtroumpfs », « l’aventure des Ewoks » et « Maman », disque d’or. Un nouveau 33T pour octobre. Voilà pour la chanteuse. Mais Dorothée est aussi une pro de la télé, avec déjà une carte de visite bien remplie : « Les visiteurs du mercredi », « Dorothée et ses amis », « Récré A2 ». Autre corde à son arc : le cinéma. « L’amour en fuite » de François Truffaut, avec Jean-Pierre Léaud et « Pile ou face » de Robert Enrico, avec Philippe Noiret et Michel Serrault.
ROXAN DU TAC AU TAC
Sa plus grande qualité : « Ma modestie et mon aptitude à m’adapter à toutes les situations »
Son plus gros défaut : « aucun au dire de ma maîtresse »
Ce qu’il aime : « Les disques de Dorothée, les chats et… les enfants, qui sont si spontanés et si enthousiastes. »
Ce qu’il déteste : « Les barrettes dans les cheveux. Ma maîtresse y a renoncé. »
Ce qui le révolte : « Les abandons de l’été. Les gens qui font ça, je leur balancerai ma patté dans la figure. »
Son plat préféré ; « Poulet bouilli avec carottes. C’est bon pour mon régime ! »
Couettes et petites socquettes

14 octobre 1987
« Vitamine », Zappe, zappeur », « Salut les petits loups », « Vitamine », « Croque-vacances » ont disparu de la grille des programmes de TF1. Désormais toutes les émissions-jeunesse de la chaîne portent le label Dorothée.
C'EST un peu triste, le 50 de l'avenue du Président-Wilson à La Plaine-Saint-Denis. Un dédale de rues, des entrepôts, des camions qui chargent ou déchargent, pas de piétons. On s'y perd un peu. On finit tout de même par trouver le bâtiment 233, celui des Studios de France. Et là, le studio 7. Sept cents mètres carrés de plateau, 300 mètres carrés de bureaux : c'est le royaume de Dorothée et de AB Productions, la société avec laquelle elle travaille et qui fournit désormais à TF1 les six cents heures de programmes pour la jeunesse. La maîtresse des lieux n'est pas encore là...
Elle arrive quelques minutes plus tard, avec son allure d'adolescente qui ne veut pas grandir et ce sourire qui lui fait plisser les yeux et le nez. Avec sa queue de cheval, mais sans fard. Elle ne se maquille jamais la veille des journées de plateau, pour protéger son épiderme. « Rester des heures sous les spots abîme la peau », explique-t-elle. Et c'est vrai que le look couettes-petites socquettes ne souffre pas la moindre ride.
On est mardi, il va falloir faire la mise en place, répéter, bref s'assurer que tout est prêt pour demain mercredi, le grand jour du direct (trois heures le matin, trois heures l'après-midi). Hier, c'était la préparation des émissions de la semaine ; jeudi, ce sera le tournage de « Pas de pitié pour les croissants » (diffusé le dimanche matin) ; vendredi, encore le tournage de clips et de sketches. Le samedi et le dimanche, elle les consacre à la chanson et à l'enregistrement de ses disques. Il n'y a pas vraiment de temps mort dans son emploi du temps. Depuis qu'elle a quitté Antenne 2, parce qu'elle avait « l'impression de tourner en rond », après neuf ans de service à « Récré A 2 », Mme la conseillère de la direction de TF1 pour la jeunesse n'arrête pas. Forcément, elle est partout ! A elle seule ou presque, n'oublions pas son équipe : Jacky, Corbier, Ariane, Patrick Simpson-Jones, elle remplace « La vie des Botes », « Salut les petits loups », « Vitamine », « Zappe, zappeur », «Le mini-mag». Et bientôt il lui faudra aussi remplacer « Croque-vacances », puisque Claude Pierrard, qui s'occupait de cette émission, vient de remettre sa démission.
Dans un premier temps, il avait pensé pouvoir préserver sur les deux cent cinquante heures qu'il gérait une centaine de jours par an, pendant les congés scolaires, AB Productions ayant accepté de les reprendre. Mais très vite la collaboration s'est révélée difficile : « On m'imposait des dessins animés que je n'aurais pas choisis ; on m'imposait toute l'équipe de Dorothée; je ne pouvais utiliser les studios que lorsque Dorothée n'y était pas, c'est-à-dire rarement, et il m'était quasiment impossible d'avoir mes propres décors. Je devenais un simple exécutant. »
Claude Pierrard a derrière lui vingt-deux ans de télévision, dont douze à TF1, où il était entré en 1975 pour faire le journal de 13 heures avec Mourousi et Denisot. C'est lui qui a créé « Les infos », le premier journal télévisé pour enfants. Il part sans amertume, mais regrette que TF 1 ait vendu son unité de programme jeunesse à une société privée. Ce faisant, la chaîne a, selon lui, sacrifié la qualité et la création sur l'autel du show-biz. "Croque-vacances » marchait bien pourtant (12 % d'audience environ), et les deux marionnettes Isidore et Clémentine avaient aussi leurs fans. Pendant sept ans, Claude Pierrard s'est efforcé d'offrir au jeune public des distractions « intelligentes », accordant une large place aux reportages de « grande découverte » ; à des séries d'initiation (à la voile ou encore à la télévision avec «Croque-télé », une séquence qui montrait comment se fabrique un feuilleton, un journal); au bricolage « pour inciter les enfants à faire autre chose que regarder passivement le petit écran » cette rubrique lui valait trois mille lettres par jour en moyenne. Il choisissait avec soin dessins animés et feuilletons, écartant ceux qu'il jugeait violents. Est-ce un crime de préférer « Caliméro » à « Goldorak », « Alice au pays des merveilles » à « Bioman » ?
On ne réussira pas à savoir ce que pense réellement Dorothée du désaccord survenu entre Claude Pierrard et TF1 : « Je crois qu'il va retourner à l'information », dit-elle ingénument. On ne saura rien non plus du coût de ses émissions ou de leur audience. « Je n'aime pas les chiffres, je ne les retiens pas. » Son Audimat à elle, ce sont les sacs postaux qui s'entassent dans le bureau qui précède sa loge. On en apprendra davantage en revanche sur ses projets des émissions du mercredi en province, un grand show de Noël sur TF1, un nouveau Zénith en 1988 - et sur ses objectifs : « Divertir, instaurer une ambiance, une humeur », et faire participer le plus grand nombre avec des jeux. Son intention n'est pas de jouer les éducateurs. A chacun son rôle : « Les enfants sont à l'école toute la journée avec des enseignants qui font très bien leur métier. » Et quand, poussé par une curiosité un peu maligne, on lui demandera, pour finir, si elle pense pouvoir jouer de la queue de cheval encore longtemps, si elle ne craint pas à la longue de se lasser ou de lasser son public, elle répondra : « Je ne pense jamais à demain. » La nouvelle idole des jeunes de la Une a décidément une heureuse nature !
NADINE AVELANGE.
Dorothée fait la cuisine comme grand-mère et déteste les robots

Confidence pour confidence – Mardi 3 novembre 1987
ELLE me dit :
« C'est mon premier soir de vacances ! Je n'ai pas le temps de souffler ! »
D'ailleurs, elle ne souffle pas car elle n'a rien d'une asmathique. A peine entrons-nous dans le restaurant qu'on l’aborde : « Oh ! Dorothée ! Une petite signature pour les enfants ! »
Un couple... qui a interrompu sa dégustation de homard. Ensuite, c'est le personnel qui sort de sa cuisine, puis le maître d'hôtel lui tendant sa plume, enfin la patronne de la Fontaine Gaillon avec son livre d'or. Dorothée est une star. Je ne sais si Catherine Deneuve aurait autant de demandes d'autographes. Et, je ne sais pas si c'est le fait d'avoir travaillé avec ce bon Carlos mais, mis à part le poids, elle est sa parente en gentillesse. On en connaît tant des stars avec un profil de star, un regard de star, un menu de star. Ça repose de voir Dorothée, sans sa queue de cheval, les cheveux épars sur les épaules - on se dit qu'elle a vingt ans et que ça ne peut pas être vrai depuis le temps qu'elle boulonne parlant saucisson.
Vaches maigres
Cela dit, son menu est raffiné. Curieuse Dorothée ! De ses années de vaches maigres où elle a fait des petits boulots, « doublure lumière » (on prend les projecteurs dans la figure tandis que la vedette se repose), animatrice de supermarché et secrétaire d'une société de robinetterie... et les problèmes de robinets, dès l'enfance, on sait que c'est embêtant. De tout ça, elle ne se souvient pas : « Je vis dans le présent », dit-elle.
Comme les enfants. C'est pour ça qu'elle est aimée de son yorkshire. Le docteur Klein l'adore aussi. Dans son émission, il lui fait mille tours : il sait qu'elle fera face. L'autre jour, il lui a amené les éléphants de Gruss sur le plateau. Elle ne s'est pas démontée. Elle aime le direct. L'imprévu. C'est une battante. Productrice, animatrice, conseillère pour tout le département « jeunesse » de TF1, bref elle est une autre Jacqueline Joubert après avoir été découverte par... Jacqueline Joubert. Elle a aussi inspiré un feuilleton et une B.D. Pourtant elle ne provoque pas plus le « Madame » qu'on a envie d'appeler Jickey « Monsieur ».
« Je m'amuse »
Mais elle travaille comme un nègre au temps négriers. Et j'ai attendu trois semaines mon rendez-vous. Il est plus facile de voir Michèle Barzach ou Simone Veil. Il est vrai qu'elles n’ont pas des milliers d'enfants. « Je m'amuse ! » dit Dorothée et ça se paie. C'est-à-dire qu'elle paie plus qu'on ne la paye, car l'argent et elle... Elle s'achète des fringues, ce qui veut dire que les couturiers... bof ! Les bijoux ne l'intéressent pas.
« Mais alors pourquoi avez-vous trois montres au poignet ? C'est l'heure de Paris, Tokyo et New York ? »
« Non. C'est partout Paris. Mais ici, il y a la date en plus et là, il y a la lune. Je suis Cancer. C'est important la Lune ! Je n'ai pas encore coupé le cordon ombilical bien que je n'habite plus la maison à Bourg-la- Reine. (Elle a son petit deux-pièces, sa petite voiture, son petit chien, son petit cœur et ses petites bagues.) Mais je téléphone souvent à maman et je fais la cuisine comme grand-mère. Je ne sais pas me servir d'un robot, d'un micro-ondes, tous ces trucs. Je coupe avec un hachoir. »
Et elle pleure en épluchant les oignons. De jolis yeux bien vifs, très intelligents, très vrais. C'est rare. Je me demande comment, avec ses cinq cents heures d'antenne, ses neuf millions de disques, son public de petites sangsues qui lui font tant de bien, elle trouvera le temps de dire oui à un homme. Je ne pense pas à un mari, ça se trouvera bien un jour, je pense à un metteur en scène, un grand. Truffaut avait bien mis la main sur elle pour « L'Amour en fuite ». Un grand comme lui, qui aura vu comme moi, comme vous, ce qu'elle a dans le fond de l'œil et qui est si rare.
Dorothée indésirable sur la 2

La lettre de l’audiovisuel – 25 novembre 1987
La vengeance est un plat qui se mange froid. Parce que Jacqueline Joubert n'a pas digéré que Dorothée quitte Récré A2 pour prendre la direction des émissions jeunesse de TF1, elle l'a tout simplement fait interdire sur Antenne 2. Dorothée devait passer dans « Cadet Roucas », dimanche prochain : pas question, a dit Jacqueline Joubert. C'est la réponse du berger à la bergère: Michel Drucker, programmé dans Sacrée Soirée sur TF1 a été lui aussi déclaré indésirable...
Antenne 2 ne veut plus connaître Dorothée

France-Soir – 25 novembre 1987
DOROTHÉE était prévue dans le programme du prochain « Cadet Roucas ». Mais on apprenait, hier, que sa présence n'était pas vraiment appréciée. On en aurait informé Jean Roucas en lui recommandant gentiment, mais fermement, de la rayer de sa liste d'invités.
Guerre des chaînes...
Il n'y aura donc pas de Dorothée dans l’émission : la rancœur de Jacqueline Joubert, directrice des émissions jeunesse d'A2, n'est sans doute par pour rien dans cette mise à l'index. Celle-ci garde (c'est bien humain) une grosse rancune à Dorothée d'avoir déserté Récré A2 et d'avoir rejoint la concurrence. Un épisode de plus de la guerre des chaînes, qu'il faut rapprocher de l'interdit prononcé contre Michel Drucker qui devait passer dans l'émission de Jean-Pierre Foucault, « Sacré soirée » : c'est sur décision de la direction de TF1 qu'on l'avait, lui aussi, décommandé au dernier moment...
Dorothée - Une « grande récré » entre Antenne 2 et TF1

Décembre 1987
Dorothée aux commandes des émissions jeunesse pour les fêtes. 38 heures de programmes. C'est ce que proposent Dorothée et son équipe pour occuper les enfants pendant les vacances de Noël. Avec un grand temps fort en plus, le 26 décembre, un super show d'une heure et demi à 20 h 30.
Jeudi, fin d'après-midi aux Studios de France à La Plaine-Saint-Denis en banlieue parisienne. Sur le plateau de Dorothée, ça s'agite dans tous les sens, ça parle fort, et certains sont proches de la crise de nerfs. Une plaisanterie est lancée et l'atmosphère se détend. Dans un coin du décor, Dorothée, assise, se retape en mangeant pendant que Carlos change sa chemise trop blanche pour un tee-shirt qui passera mieux à l'antenne. La chanteuse Emmanuelle répète sa scène et chantonne son dernier tube sous l'œil langoureux de Jacky. Bref, une journée comme les autres pour cette équipe de quatre-vingts personnes qui met toute son énergie pour offrir des émissions amusantes aux enfants. Arrivée à 10 h 30, ce jour- là, Dorothée termine vers minuit.
« Moi je vis le soir, donc ces horaires ne me gênent pas. En revanche, je déteste le matin. C'est vrai que les journées sont longues, mais, en fait, je ne vois pas le temps passer. Ma recette est simple. Je m'amuse dans mon travail, et cela me suffit pour trouver mon énergie. Je n'ai même pas besoin de jus d'orange » Une pléiade de vedettes entoure Dorothée, Carlos, son grand copain, Jacky toujours prêt, mais aussi Lio, Emmanuelle, Dick Rivers, Léopold Nord et les Gipsy Kings. Si Carlos a donné son accord dès le mois d'août, cela n'a pas été facile de réunir les autres vedettes.
Des duos exceptionnels
« Le mois de décembre est un mois chargé pour les chanteurs. Tout le monde se les arrache. Mais j'ai eu la chance de trouver des chanteurs qui ont accepté de se libérer. Cela a permis de créer des duos exceptionnels. Et puis, par exemple, j'ai été impressionnée par Karen Cheryl. Elle est venue sur le plateau alors qu'elle arrivait juste de Miami. Malgré le décalage horaire, elle a été parfaite et d'une grande gentillesse. Je crois que ça va se sentir à l'écran. » Pour le Dorothée show du prochain samedi soir, outre des chanteurs, les héros de la soirée sont les vedettes de TF1: Jean-Pierre Foucault, Frédéric Mitterrand, Christian Morin, Alain Decaux, etc. Ils jouent, chantent et dansent et tiennent des rôles très inhabituels. « Les gens de TF1 m'ont vraiment étonnée. Ils ont prouvé qu'ils font sérieusement leur métier mais sans jamais se prendre au sérieux. C'est ainsi que Léon Zitrone joue un vigile et qu'Etienne Mougeotte est un simple assistant ! L'histoire n'est qu'un prétexte, le scénario est léger, mais l'ambiance est tellement sympa que c'est un vrai plaisir de travailler. Même si Noël est la période la plus chargée pour moi. » La joie du tournage ne fait cependant pas oublier à Dorothée que Noël est une fête mal vécue par les gens seuls. Elle essaie donc de les amuser et de leur redonner le moral. Noël c'est sacré quand on est petit. Chez moi, ça se passait très simplement. Je me souviens d'une fois, j'étais très malade et mes parents m'ont permis de me lever. J'en ai oublié ma maladie. J'avais une pêche d'enfer. C'était merveilleux. Bien sûr, le lendemain, j'étais deux fois plus mal. Maintenant, ce n'est plus pareil, et je ne sais même pas comment je vais occuper ma journée du 25 décembre. Tout ce que je sais, c'est que ce jour-là, je ne travaillerai pas !» En attendant ce repos bien mérité, Dorothée retourne travailler et change de costume (elle a gardé de son enfance le goût du déguisement). Cette comédie musicale qu'elle prépare pour les fêtes lui plait énormément, mais elle ne songe pas à en tourner régulièrement. Elle préfère le côté exceptionnel de la chose. Ce qu'elle fait c'est un peu comme du cinéma. Le cinéma, elle l'a connu grâce à François Truffaut, mais le 7e Art ne semble pas lui manquer.
« J'attends que le cinéma français se réveille. Mais, honnêtement, je n'attends pas après. Je n'en ai pas besoin. Je suis parfaitement heureuse de ce que je fais à la télévision. »
Marie-Hélène Lucas
Dorothée : Roulez petits bolides

Décembre 1987
Dorothée aux commandes des émissions jeunesse pour les fêtes. 38 heures de programmes. C'est ce que proposent Dorothée et son équipe pour occuper les enfants pendant les vacances de Noël. Avec un grand temps fort en plus, le 26 décembre, un super show d'une heure et demi à 20 h 30.
Jeudi, fin d'après-midi aux Studios de France à La Plaine-Saint-Denis en banlieue parisienne. Sur le plateau de Dorothée, ça s'agite dans tous les sens, ça parle fort, et certains sont proches de la crise de nerfs. Une plaisanterie est lancée et l'atmosphère se détend. Dans un coin du décor, Dorothée, assise, se retape en mangeant pendant que Carlos change sa chemise trop blanche pour un tee-shirt qui passera mieux à l'antenne. La chanteuse Emmanuelle répète sa scène et chantonne son dernier tube sous l'œil langoureux de Jacky. Bref, une journée comme les autres pour cette équipe de quatre-vingts personnes qui met toute son énergie pour offrir des émissions amusantes aux enfants. Arrivée à 10 h 30, ce jour- là, Dorothée termine vers minuit.
« Moi je vis le soir, donc ces horaires ne me gênent pas. En revanche, je déteste le matin. C'est vrai que les journées sont longues, mais, en fait, je ne vois pas le temps passer. Ma recette est simple. Je m'amuse dans mon travail, et cela me suffit pour trouver mon énergie. Je n'ai même pas besoin de jus d'orange » Une pléiade de vedettes entoure Dorothée, Carlos, son grand copain, Jacky toujours prêt, mais aussi Lio, Emmanuelle, Dick Rivers, Léopold Nord et les Gipsy Kings. Si Carlos a donné son accord dès le mois d'août, cela n'a pas été facile de réunir les autres vedettes.
Des duos exceptionnels
« Le mois de décembre est un mois chargé pour les chanteurs. Tout le monde se les arrache. Mais j'ai eu la chance de trouver des chanteurs qui ont accepté de se libérer. Cela a permis de créer des duos exceptionnels. Et puis, par exemple, j'ai été impressionnée par Karen Cheryl. Elle est venue sur le plateau alors qu'elle arrivait juste de Miami. Malgré le décalage horaire, elle a été parfaite et d'une grande gentillesse. Je crois que ça va se sentir à l'écran. » Pour le Dorothée show du prochain samedi soir, outre des chanteurs, les héros de la soirée sont les vedettes de TF1: Jean-Pierre Foucault, Frédéric Mitterrand, Christian Morin, Alain Decaux, etc. Ils jouent, chantent et dansent et tiennent des rôles très inhabituels. « Les gens de TF1 m'ont vraiment étonnée. Ils ont prouvé qu'ils font sérieusement leur métier mais sans jamais se prendre au sérieux. C'est ainsi que Léon Zitrone joue un vigile et qu'Etienne Mougeotte est un simple assistant ! L'histoire n'est qu'un prétexte, le scénario est léger, mais l'ambiance est tellement sympa que c'est un vrai plaisir de travailler. Même si Noël est la période la plus chargée pour moi. » La joie du tournage ne fait cependant pas oublier à Dorothée que Noël est une fête mal vécue par les gens seuls. Elle essaie donc de les amuser et de leur redonner le moral. Noël c'est sacré quand on est petit. Chez moi, ça se passait très simplement. Je me souviens d'une fois, j'étais très malade et mes parents m'ont permis de me lever. J'en ai oublié ma maladie. J'avais une pêche d'enfer. C'était merveilleux. Bien sûr, le lendemain, j'étais deux fois plus mal. Maintenant, ce n'est plus pareil, et je ne sais même pas comment je vais occuper ma journée du 25 décembre. Tout ce que je sais, c'est que ce jour-là, je ne travaillerai pas !» En attendant ce repos bien mérité, Dorothée retourne travailler et change de costume (elle a gardé de son enfance le goût du déguisement). Cette comédie musicale qu'elle prépare pour les fêtes lui plait énormément, mais elle ne songe pas à en tourner régulièrement. Elle préfère le côté exceptionnel de la chose. Ce qu'elle fait c'est un peu comme du cinéma. Le cinéma, elle l'a connu grâce à François Truffaut, mais le 7e Art ne semble pas lui manquer.
« J'attends que le cinéma français se réveille. Mais, honnêtement, je n'attends pas après. Je n'en ai pas besoin. Je suis parfaitement heureuse de ce que je fais à la télévision. »
Marie-Hélène Lucas
Joyeux Noël avec Dorothée
Ciné Télé Revue - Décembre 1987
Reine incontestée des enfants (ils ne manquent sous aucun prétexte son « club » quotidien sur TF1 comme sa journée-record du mercredi), Dorothée réserve pour Noël un joli cadeau-surprise au public: le samedi 26 décembre, entourée par une pléiade de vedettes, elle sera l'héroïne d'une merveilleuse aventure où se mêlent gags, musique et personnalités. Tout commence dans une crèche où quatre bébés qu'incarnent Dorothée, Lio, Emmanuelle et Valli, rêvent de devenir chanteuses et stars. Le cinquième bébé est un garçon : Jacky. Il sera le témoin de l'ascension de ses amies! Tout au long de l'émission, le destin des quatre filles les entraînera à l'école, sur scène en rockeuses, et elles rencontreront Karen Cheryl, Carlos, Léon Zitrone, Jean-Pierre Foucault, Christian Morin, David Hallyday et d'autres... Tout ce beau monde dans des situations cocasses et inattendues. « Je n'ai pas changé de chaîne pour un contrat en or », confiait Dorothée après son transfert sur TF1, «mais parce qu'on m'offrait un budget me permettant de présenter chaque semaine aux petits, mais aussi aux grands, des émissions de qualité ». Voilà une vedette du petit écran qui tient parole: avant Noël, elle est bien née la divine animatrice!
Bernard ALES
Légendes :
- Toute jeune maman dans la vie, Lio redevient aussi « bébé » pour son amie Dorothée. La bonne humeur est de la partie pour terminer l'année en beauté...
- Participant à ce délirant cadeau de Noël au public, la chanteuse Valli et Jacky retombent en enfance : les situations cocasses sont légion dans l'émission!
- Dorothée en bébé irrésistible : c’est l’un des nombreux gags de l’émission-surprise que l’animatrice (dont l’album « Docteur » est un nouveau succès) anime avec une foule de vedettes le samedi 26 décembre sur TF1.
Dorothée et Jacky – Leur sélection de jouets

Télé 7 Jours – 1987
Jacky et Dorothée que les enfants retrouvent tous les jours sur TF1, vous présentent leur sélection de jouets de Noël. Jacky, papa d'une petite Marie de 3 ans, a craqué pour un nounours en peluche (Gund, 240 F), un superbe dauphin (Finny de Steiff, 2 080 F) et une poupée à peau douce et cheveux soyeux (Mon Enfant de Mattel, 300 F env.). Dorothée, pour ses neveux et nièces, a choisi une moto, copie conforme de la BMW du rallye Paris-Dakar (à partir de 6 ans, Feber 1 400 F), une 2 Chevaux à pédales (à partir de 3 ans, T.T. Toys Toys, 550 F env.) et une poupée électronique aussi capricieuse qu'un bébé, qui parle quand on la touche. (à partir de 3 ans, Tendre Puce, ITMC Yéno, 600 F env.).
Dorothée en trois dimensions

Décembre 1987
Et voici Dorothée en trois dimensions au milieu des étoiles... Un bel exploit des créateurs de la société Fantôme (mais elle existe vraiment !) qui ont réalisé cette caricature pour le « Show Dorothée », de Noël, sur TF1, grâce aux images de synthèse. Il a fallu cent heures de calcul pour 23 secondes de générique ! L'ordinateur au service de l'idole des enfants, rien de plus naturel...
















