Articles - 2025/2026 - Page 1
- Après la télé… Elle s’est mariée !
- Bienvenue au Club
- Eternelle icône
- Génération Dorothée
- Dorothée : « Je ne suis fermée à aucun projet… »
- Dorothée : « Je suis très honorée »
- Dorothée : « Le lien avec le public ne s’est jamais brisé »
- L’idole éternelle de plusieurs générations
- Merci Dorothée pour ce retour en enfance
- Dorothée : « Un retour à la télévision ? Oui, si j’ai un coup de cœur ! »
Après la télé… Elle s’est mariée !
Gala – Janvier 2025
De retour en pleine lumière le temps d’une soirée hommage sur TF1, l’animatrice vit dans l’ombre depuis plus de vingt ans. Mais sa vie ne s’est pas arrêtée avec ses émissions. En 2011, elle a même épousé un certain Vincent.
En blouson rose, sous-pull blanc, jean sombre et chaussures de sport, Dorothée passe presque inaperçue quand elle débarque dans un salon du siège de TF1, où elle a accepté de rencontrer la presse, à quelques jours de la diffusion de Merci Dorothée. Une spéciale présentée par Nikos Aliagas où, entre deux salves d'archives retraçant sa carrière, Jacky, Patrick Simpson-Jones mais aussi Amir, Marilou Berry ou Nolwenn Leroy viennent lui dire leur attachement. Face aux journalistes, l'émotion monte aussi d'un cran dès lors que sa présence a été repérée et qu'elle s'assied devant une petite table débordante d'enregistreurs. Beaucoup ont grandi devant Récré A2 ou le Club Dorothée et tout le monde mesure la rareté du moment. Depuis la fin de ses rendez-vous jeunesse, en 1997, l'animatrice, aujourd'hui âgée de 71 ans, a quasiment disparu des écrans radars. En 2004, son nom avait circulé pour reprendre le rôle de Gérard Klein dans la série L'Instit et au tournant des années 2010, on l'avait aperçue au lancement de la chaîne IDF1, dans une émission de magie sur RTL9 et comme invitée d'un dimanche chez Michel Drucker. Puis, plus rien. Ecran noir. De quoi alimenter toutes les rumeurs. On a dit qu'elle avait définitivement tourné la page de la télévision. La vérité que livre Dorothée est différente. « Je ne réagis qu'au coup de cœur. J'aime bien, j'y vais, comme pour cette émission avec Nikos. Je n'aime pas, je renonce. J'ai du caractère, on ne me fait pas faire ce que je n'ai pas envie de faire. Mes origines bretonnes, sans doute. Donc, la page n'est pas tournée, les portes ne sont pas fermées, mais j'attends qu'on me propose des choses qui m'intéressent », assène-t-elle. En télévision... ou au cinéma. « J'aurais bien aimé retourner quelques films mais, là encore, les propositions qu'on m'a faites étaient inadaptées, déplore l'ancienne égérie de François Truffaut dans L'Amour en fuite. Comme me le disait le comédien Daniel Ceccaldi : "Vous avez mangé votre pain blanc en premier". » Autre motif d’étonnement : dans l'émission de TF1, Dorothée interprète une chanson inédite. Les prémices d'un nouvel album, voire d'un retour sur scène pour celle qui a rempli 59 fois Bercy ? « Ce sera la surprise générale. Pour vous, pour moi. Je le redis : les portes ne sont pas fermées »>, insiste-t-elle. On la disait aussi vivant en quasi-recluse en Normandie. Là encore, c'est la surprise. Si elle se tient à l'écart de toute médiatisation, Dorothée n'a rien d’un ermite coupé du monde. S'avouant « téléphage », avec une prédilection pour « les séries, les documentaires, la politique de temps en temps et les émissions qui racontent les crimes », elle a aussi repris une vie sociale trop longtemps mise entre parenthèses : « J'ai le temps de voir ma famille, mes amis. Avant, quand on m'invitait, on savait que je ne venais pas. Maintenant, c'est : « Attention, je suis capable de dire oui ! », s'amuse-t-elle. Mais le plus inattendu, c'est que Dorothée, l'éternelle célibataire qui avait tout sacrifié à sa carrière, s'est mariée sans qu'aucun média n'en soit avisé. Le 28 mai 2011, à Cabourg, Frédérique Hoschedé (son vrai nom) a épousé Vincent Gaudel. Animateur radio et acteur (il a joué dans une comédie musicale, Au royaume des bonbons), ce natif des Vosges, de dix-neuf ans son cadet, l'a rencontrée dans les locaux d'AB Productions, quand il était directeur de la programmation de RTL9. La complicité professionnelle s'est muée en histoire d'amour. Et le plus fou, c'est que le secret autour de cet événement a tenu dix ans. Avant que Jacky ne vende la mèche au détour d'une émission de Maxime Guény, en 2021 : « Dorothée est bien dans sa vie. Elle s'est mariée », lâchait son ancien complice, sidérant journalistes et fans. Aux dernières nouvelles, le couple partage sa vie entre l'appartement de l'animatrice, dans le 17e arrondissement de Paris, et leur maison à la campagne. Vincent était d'ailleurs présent en coulisses de l'enregistrement de Merci Dorothée, il y a quelques semaines. Mais de son mari, l'animatrice ne dira pas un mot lors de sa conférence de presse à TF1. Réinterprétant à sa façon l'épilogue des contes pour enfants: ils vécurent d'autant plus heureux qu'ils restèrent à l'abri des regards.
François Ouisse
Bienvenue au Club
Diverto – Janvier 2025
Dorothée est de retour le temps d’une soirée présentée par Nikos, pour replonger en images dans une époque culte ayant marqué plusieurs générations, ravies de revoir l’animatrice sur scène.
TF1 lui rend hommage, mais que tout le monde se rassure : Dorothée va bien. Très bien même, comme on le constate durant cette grande émission pleine de nostalgie et d'invités, mais aussi, ce qui est, nous dit-on, sa première conférence de presse, pour nous parler de cette soirée emplie de nostalgie. Elle n'a pas mis ses chaussettes rouge et jaune à petits pois, mais de simples baskets, un jean et un sweat rose. A l'aise devant un auditoire fasciné, elle enchaîne avec franchise et esprit les réponses, courtes, efficaces, en même temps qu'elle ouvre sa valise à souvenirs. Des émotions, il y en a dès le début de Merci Dorothée, quand apparait l'icône. J'ai failli craquer quand le public a réagi, mais c'était le début de l'émission, je venais de me faire maquiller, il ne fallait pas perdre de temps avec des larmes, s'amuse Dorothée. Si on la voit se contenir, les invités en plateau ont plus de mal en revoyant les images, notamment au moment d'évoquer les grands absents de la petite bande, Ariane et Corbier, décédés. Tout comme deux des Musclés, René et Framboisier
DES MILLIONS DE COPAINS
On retrouve Hélène Rollés, la star d'Hélène et les garçons, Bernard Minet des Musclés et, bien entendu, les acolytes de Dorothée dans ses émissions, Patrick Simpson-Jones et le fantasque Jacky. Ce n'est que le début des retrouvailles qui rythment ces quasiment quatre heures d'émission aux allures de réunion de famille. Préparez-vous, tous les comédiens des séries Premiers baisers Le miel et les abeilles, Hélène et les garçon (dont Cri-cri d'amour, avec une révélation surprenante) ont répondu à l'appel. « Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre je savais que j'allais avoir des surprises, le but étant de susciter des réactions-, raconte Dorothée. Parmi les jolies surprises, une réinterprétation de l'un de ses tubes par Julien Doré, en duo avec les Musclés, dans un décor bien connu. Une superbe séquence. « Autant vous dire que je n'ai pas eu besoin de cadeaux sous sapin de Noël : j'en ai eu pour des années avec cette émission, s'émeut Dorothée que d’émotions ! » Elle aussi fait des cadeaux reprenant le micro pour interpréter ses succès, pour le plus grand plaisir d'un public au taquet, beaucoup ayant même rapporté leur carte du Club Dorothée. Ce précieux sésame que 700 000 enfants détenaient, permettant d'avoir son nom au générique à la fin de l'émission le jour de son anniversaire. Les spectateurs ne sont pas les seuls à qui la présence de Dorothée a fait l’effet d’un tremblement de terre, les stars invitées comme Amir, Cartman et Lorie étaient incroyablement émus de côtoyer sur le plateau celle avec qui ils ont passé tant de moments devant la télévision. Les magnétos s'enchaînent, les souvenirs reviennent, alors que l'on revoit des images du grand délire qu’était « Pas de pitié pour les croissants », des fous rires pendant les tournages, des clips d'Hélène, et même un incroyable défilé de comédiens très connus ayant tous fait leurs débuts dans les sitcoms AB Productions. Autant de coups de vieux ? Non, de savoureuses madeleines de Proust.
UN NOUVEL ALBUM DE DOROTHEE ?
De son Club, Dorothée garde de beaux souvenirs, et quelques fiertés. Les gamins qui ne pouvaient pas partir en vacances n'étaient pas tout seuls, ils étaient avec nous, explique-t-elle. On était un lien entre la famille et l’école, mais aussi un relais humain entre la télévision et la vraie vie. Puis il y a tous ces dessins animés qu'elle a fait découvrir, dont les génériques sont interprétés en plateau pour nous revenir en tête. En plus de ses tubes, celle qui a sorti un album par an pendant quinze ans et rempli 59 Paris-Bercy nous livre une chanson inédite. Le signe de l’arrivée prochaine d'un nouvel album ? Ce sera la surprise : les portes ne sont pas fermées. Quand j'aime bien, l'y vais.
Sébastien Delecroix
Eternelle icône
Télé 7 jours – Janvier 2025
TF1 consacre une soirée exceptionnelle à l'animatrice préférée des enfants et des ados des années 80-90. Entre images d'archives, reprises et invités surprises, Dorothée a vécu un moment intense. Au point d'avoir envie de revenir sur le devant de la scène ?
L'émission s'intitule Merci Dorothée ! Serait-ce le mot que vous entendez le plus souvent ?
Dorothée : Oui, et c'est pour cette raison que le programme s'appelle comme ça. J'entends souvent aussi des « On t'aime » et « Vous avez bercé mon enfance ». C'est bouleversant, à chaque fois. L'autre jour, j'ai croisé un monsieur qui s'est mis à pleurer en me voyant. Sa fille de 7 ans, qui l'accompagnait, le regardait en disant : « Papa, calme-toi... Ce n'est pas grave ! » Le pauvre, il ne pouvait plus parler. Le mot « merci » est court, mais quel impact !
- Vous qui êtes si discrète, qu'est-ce qui vous a convaincue d'accepter cette soirée en votre honneur ?
- C'est TF1 qui en a eu l'idée. Je ne réagis qu'au coup de cœur, et là, la proposition était très touchante. Je ne m'attendais pas à vivre une telle aventure et tant d'émotions. Deux documentaires m'avaient déjà été consacrés, mais j'ai trouvé que c'était une autre manière d'aborder ces années et une belle façon de rendre hommage au public.
- Comment vous sentiez-vous la veille du tournage ?
- J'étais angoissée ; je craignais de rater quelque chose, de ne pas être à la hauteur de ce que l'on attendait de moi. J'ai toujours été comme ça : je veux bien faire et, surtout, ne pas décevoir. Je me demandais également s'il y aurait assez de matière pour réaliser toute une émission. Je ne savais pas à quoi m'attendre... Je peux vous dire qu'il était inutile de me faire davantage de cadeaux à Noël, cette année ! (Rires)
- Au démarrage du programme, on vous voit arriver sur le plateau comme si vous ne l'aviez jamais quitté. Comme le vélo, ça ne s'oublie pas ?
- Je tombe souvent à vélo, alors la référence n'est peut-être pas la bonne ! (Rires) Les musiciens, le public, tout m'a semblé assez naturel. Pas comme si c'était hier, mais comme si ça ne faisait pas longtemps. Il faut dire qu'on l'a tellement fait...
- Lors de la soirée, des images d'archives seront diffusées, de nombreux invités se succéderont et des artistes reprendront vos tubes... Y a-t-il un moment qui vous a particulièrement touchée ?
- Je ne peux pas en choisir un seul. Je savais que j'allais vivre un moment intense, mais pas à ce point-là. J'ai failli craquer, au début, quand le public a réagi. J'ai mis des jours à m'en remettre. J'ai été émue de revoir Patrick Simpson-Jones, qui vit aux États-Unis, et que je n'avais pas revu depuis longtemps. Tout comme Zabou Breitman, que je n'avais jamais recroisée depuis mon départ de Récré A2, en 1987 ! J'ai vécu de belles émotions aussi avec Nolwenn Leroy, Julien Doré, Amir ou Cartman. Quant à Lorie, elle est tombée dans mes bras, en larmes, lors des répétitions ; je ne m'y attendais pas.
- On vous sent toujours étonnée de l'impact que vous avez sur ce public qui a grandi avec vous et de cette place unique que vous avez dans son cœur...
- C'est vrai. Ça fait peur, parfois, de s'en rendre compte. Ce n'est pas rien, et j'espère surtout ne pas avoir pris la place d'autres personnes dans le cœur de ces enfants des années 90. Mais si j'ai pu en aider quelques-uns, ça me touche.
- On vous revoit en 1993, au JT de TF1, avec Jean-Claude Narcy, qui vous demande si vous réalisez le pouvoir que vous avez sur les jeunes. Vous lui répondez : « Je n'ai pas de pouvoir, mais une responsabilité envers eux. » Vous êtes-vous toujours sentie investie de cela ?
- Toujours. Nous faisions les choses sérieusement, tout en nous amusant. Il ne faut pas faire ni dire n'importe quoi quand on est à l'écran. L'équipe en avait conscience et y tenait. Il était aussi primordial pour nous de ne jamais prendre le public pour des imbéciles.
- Pourtant, le Club Dorothée et certains de ses dessins animés ont été accusés d'abrutir les enfants. Cela vous a-t-il peinée à l'époque ?
- C'est toujours blessant d'être critiqué pour quelque chose auquel on croit. L'important n'était pas l'avis des adultes, mais le ressenti des téléspectateurs. Les enfants savaient faire la différence entre la fiction et la réalité. Aujourd'hui, certaines personnes me disent que, grâce au Club Dorothée, ils font carrière dans les mangas ou la création de dessins animés. D'ailleurs, Nicky Larson n'a-t-il pas été adapté au cinéma et Cat's Eyes en série ? Les mentalités évoluent, et tant mieux.
- Une séquence sera consacrée à ceux qui ne sont plus là, comme Ariane, Corbier, Framboisier ou René, des Musclés. Le Dr Klein, le vétérinaire du Club Dorothée, est aussi parti en octobre dernier. Vous étiez proche de lui...
- Oui, ça m'a fait beaucoup de peine, car c'était un sacré personnage. Je ne connaissais personne d'aussi cultivé que lui. On était restés proches, et j'avais même été invitée à fêter son 102° anniversaire, en avril 2023.
- Cela fait dix ans que Cabu, qui dessinait dans Récré A2, est décédé dans les attentats de Charlie Hebdo. Comment avez-vous vécu sa disparition ?
- Très mal. Comme beaucoup, je n'ai pas compris. Je n'arrive d'ailleurs toujours pas à réaliser qu'il n'est plus là. Nous nous sommes tellement amusés en plateau et hors antenne ! Il était tout sauf lisse.
- Le Club Dorothée a tiré sa révérence le 29 août 1997. Quand tout s'arrête, comment le vit-on ?
- Une fois le choc passé, on avance. La vie a continué, et je suis restée en contact avec le public. J'ai reçu tant de messages de soutien, de dessins, de poèmes ! J'en reçois toujours, d'ailleurs, en tous genres : quand certains m'annoncent qu'ils ont baptisé leur biquette Dorothée, d'autres se confient sur leur vie, ce qui m'émeut beaucoup.
- On imagine que vous avez été sollicitée par de nombreux programmes, tels que Danse
avec les stars, Star Academy ou Mask Singer...
- Je pense que ma voix me trahirait dans Mask Singer. Quant à Danse avec les stars, c'est beaucoup trop fatigant ! (Rires) Et pour ce qui est de devenir prof, coach ou jurée, je n'en serais absolument pas capable. Quand on me demandait, quelquefois, de calmer le public, c'était impossible pour moi, et quand je faisais passer des auditions, je ne savais jamais retenir les bons ! (Rires)
- La télé ou la scène vous manquent-elles parfois ?
- Je n'ai jamais fermé aucune porte et j'analyse toujours les projets que l'on me propose. Jusqu'à présent, peu de choses m'ont séduite, mais je ne désespère pas. Peut-être qu'un jour, il y aura un rôle de grand-mère pour moi au cinéma ou dans une série ? (Rires) Quant à la scène, nous verrons... Chaque chose en son temps.
INTERVIEW ADELINE QUITTOT
PHOTOS ALEXANDRE ISARD
Génération Dorothée

Télé Cable Sat Hebdo – 13 janvier 2025
« Merci Dorothée ! » rend hommage à la carrière de la reine des enfants. Interview.
Frédérique Hoschedé, alias Dorothée, évoque avec nous ses souvenirs et ses envies pour 2025.
Rare dans les médias, pourquoi avoir accepté d'apparaître dans cette émission ?
L'idée était touchante. Je savais qu'il y aurait des sur- prises mais je ne m'attendais pas à autant d'émotion.
- On vous présente comme l'icône d'une génération...
- C'est gentil, mais non. On savait qu'on avait une responsabilité envers nos téléspectateurs mais on n'imaginait pas que cela aurait encore un impact aujourd'hui.
- Étiez-vous blessée par les critiques ?
- Oui, mais l'important c'était le ressenti des enfants. Aujourd'hui, j'ai beaucoup de jeunes qui m'écrivent pour me dire : « Grâce à toi, je dessine et j'écris des mangas. »
- Comment avez-vous vécu l'arrêt du « Club Dorothée » ?
- Je savais que ça s'arrêterait un jour. J'ai reçu des dessins, des lettres, des poèmes. Je suis restée en contact avec les téléspectateurs. J'ai eu la chance de bien le prendre. La vie continue. Je ne voulais pas faire de la télé pour la télé.
- Regardez-vous les émissions jeunesse d'aujourd'hui ?
- Pas tellement, non. Nous étions un relais humain entre l'image, les dessins animés et la vie. On dédramatisait, on expliquait. Cela n'existe plus.
- Vous avez démarré au cinéma dans « L'Amour en fuite » de Truffaut...
- J'aurais bien aimé faire d'autres films. On me proposait des choses mais qui ne m'intéressait pas. La porte n'est pas fermée. Il doit bien y avoir des rôles de grand- mère quand même !
Propos recueillis par Éric Floux
Dorothée : « Je ne suis fermée à aucun projet… »
Télé Star / Télé Magazine – Janvier 2025
TFI remet à l'honneur son ex-animatrice jeunesse, qu'elle avait débarquée en 1997. Coulisses d'une soirée hommage et réflexions sur un parcours d'exception.
- Pourquoi avoir accepté cette émission hommage à votre carrière ?
- DOROTHEE : Moi, je ne réagis qu'au coup de cœur, et là, l'idée était touchante. On se sent honorée et, en même temps, on se demande si c'est vraiment mérité. Peut-être qu'il y avait un trou dans la grille de TF1 ce soir-là. (Elle rit.)
- Des artistes comme Lorie ou Amir expliquent l'importance que vous tenez dans leur génération. En avez-vous conscience ?
- Non, pas du tout. À l'époque, on faisait ces émissions jeunesse sérieusement tout en déconnant. Donc je ne pensais pas que cela avait une telle ampleur. Là, j'ai pris un grand coup d'amitié en plein cœur.
- Aviez-vous une appréhension particulière à revenir sur TF1, la chaîne qui vous a propulsée avant de vous débarquer plutôt violemment ?
- Je n'ai pas du tout pensé à ça, c'était une autre époque. De toute façon, en commençant ce métier, je savais que ça s'arrêterait un jour.
- Diriez-vous que l'époque du Club Dorothée était un âge d’or ?
- C'est vrai qu'on était libre de créer. On proposait une idée à Étienne Mougeotte et il nous disait de foncer. Il n'y avait pas d'études de marché pour prendre une décision. Trouver des producteurs et des diffuseurs un peu fous, ça devient difficile de nos jours où les programmes jeunesse se limitent à des tiroirs à dessins animés.
- En parlant de ça, les critiques étaient féroces contre le Club Dorothée et la violence des dessins animés japonais qui y étaient programmés...
- Dès que c'est nouveau, tout le monde critique. Mais aujourd'hui, ce qui nous était reproché est
devenu une culture acceptée. Il y a même des jeunes qui m'écrivent pour me dire qu'ils se sont mis à la création de mangas !
- Vous avez aussi été actrice, en commençant sous la direction de François Truffaut en 1978. Auriez-vous envie d'y revenir ?
- Oui, j'aimerais bien retenter l'expérience. J'ai eu des propositions, mais ça ne collait pas vraiment. Ceci dit, Philippe Lacheau m'a offert cette petite apparition clin d'œil dans son film Nicky Larson et le parfum de Cupidon, en 2018. J'ai été très touchée. D'autant que Nicky Larson était un des mangas qu'on nous reprochait de diffuser dans Club Dorothée. Comme quoi... (Elle rit)
- Cette soirée hommage ne sonnerait-elle pas pour vous comme un nouveau départ ?
- Je ne suis fermée à aucun projet. Télé, chanson, concert... qu'on me propose des choses, la porte est ouverte !
Entretien : Olivier Petit
Dorothée : « Je suis très honorée »

Télé poche – Janvier 2025
TF1 remet à l'honneur son ex-animatrice jeunesse qu'elle avait débarquée en 1997.
- Pourquoi avoir accepté cette émission en hommage à votre carrière ?
- Dorothée : L'idée était touchante. On avait déjà fait deux documentaires sur moi, et je me suis dit que ce serait une façon de proposer autre chose. Je suis très honorée.
- Lorie ou Amir expliquent à quel point vous occupez une place importante pour leur génération. Surprise ?
- Oui. J'ai pris un grand coup d'amitié dans le cœur !
- Cette soirée hommage ne sonnerait-elle pas pour vous le retour de quelque chose ?
- Je ne suis fermée à aucun projet. Télé, chanson, concerts... La porte est ouverte !
- Est-ce que vous aviez une appréhension à revenir sur TF1, la chaîne qui vous a lancée puis débarquée violemment ?
- Je n'ai pas pensé à ça du tout.
- Vous avez aussi été actrice à vos débuts. Auriez-vous envie d'y revenir ?
- Oui, j'aimerais retenter l'expérience. Philippe Lacheau m'a proposé, en 2018, une petite apparition clin d'œil dans Nicky Larson et le Parfum de Cupidon. J'ai été très touchée d'autant que Nicky Larson était un des mangas qu'on nous reprochait de diffuser dans Club Dorothée !
Dorothée : « Le lien avec le public ne s’est jamais brisé »
Télé Loisirs / Télé 15 jours / TV Grandes chaînes – Janvier 2025
Durant près de quarante ans, elle a marqué la jeunesse de millions de téléspectateurs. Rare dans les médias depuis l'arrêt de Club Dorothée en 1997, l'animatrice, icône de plusieurs générations, sera l'héroïne d'un prime time événementiel avec Nikos Aliagas. Au menu : des images d'archives, des reprises de ses tubes et des surprises (la présence inattendue de Roch Voisine, une chanson inédite de Dorothée dédiée à son public...). En décembre dernier, quelques journalistes ont pu la rencontrer lors de la conférence de presse de l'émission. Nous y étions.
- Qu'est-ce qui vous a donné envie de participer à ce prime time ?
- Je réagis au coup de cœur et cette idée de TF1 était si touchante que j'ai craqué ! Comme on avait déjà fait deux documentaires, c'était l'occasion de proposer autre chose au public.
- De nombreux invités vous ont fait part de leur admiration. Avez-vous conscience de l'impact que vous avez eu sur eux et le public ?
- Pas du tout et ça me touche énormément. Nous avons toujours fait des émissions de façon responsable et sérieuse tout en s'amusant. Mais à l'époque, nous n'aurions jamais imaginé que nous marquerions autant nos téléspectateurs ! C'est vraiment incroyable !
- En dix ans de Club Dorothée, quel est votre plus beau souvenir ?
- Je me souviens du réveillon de Noël en 1991 [qui a réuni 7,5 millions de
téléspectateurs, ndlr] avec des artistes d'une grande gentillesse, comme Henri Salvador. Et aussi du Rock'n'Roll Show du 31 décembre 1993, avec David Hasselhoff. Il était si grand qu'on a eu du mal à me cadrer avec lui ! [Elle rit.] Ce sont des souvenirs que je garderai à vie.
- Comment avez-vous vécu l'arrêt de l'émission, en 1997 ?
- Je m'y préparais un peu, donc je l'ai bien pris. En débutant ce métier, je me suis toujours dit que ça s'arrêterait un jour. J'ai reçu beaucoup de messages de soutien du public. Le lien ne s'est jamais brisé. Une fois le choc passé, je me suis dit qu'il fallait en profiter pour faire autre chose, car la vie continue...
- À quoi ressemble votre vie aujourd'hui ?
- Elle est plus calme. J'ai le temps de voir mes proches. Avant, tout le monde savait que je ne viendrais pas si on m'invitait. A présent, je réponds : « Attention, je suis capable de dire oui ! »
- Quel genre de téléspectatrice êtes-vous ?
- Je suis téléphage. Je regarde beau- coup de séries, de documentaires, des magazines sur les affaires criminelles et certaines émissions politiques. J'apprécie aussi Nikos Aliagas et Cyril Hanouna, car ils sont souvent en direct. Ce n'est pas évident, alors chapeau à eux.
- Quel concept pourrait vous faire revenir à la télévision ?
- Je suis ouverte à tout, tant que la proposition est intéressante. Ce qui est sûr, c'est que je ne pourrais pas être prof ou même jurée. Lorsqu'on recrutait des danseurs pour Club Dorothée, je me cachais car je n'aimais que les plus nuls ! [Elle rit.]
- Vous reverra-t-on un jour sur scène ?
- Je ne saurais pas vous répondre. Tout ce que je peux vous dire, c'est que, là aussi, les portes ne sont pas fermées.
Propos recueillis par Germain Sastre
L’idole éternelle de plusieurs générations
Ciné Télé Revue – 23 janvier 2025
TF1 rend hommage vendredi à la star des années 80-90 avec une grande émission en présence de l'animatrice. Nostalgie et émotion au programme. Gare à la larmichette !
C'est à un fameux voyage dans le temps, entre souvenirs et moments-cultes, que nous invite vendredi TF1, en mettant à l'honneur celle qui fut l'une de ses stars durant dix ans, l'amie des enfants... et même des plus grands. Une émission qui commence sur les chapeaux de roues D'emblée, Dorothée, accompagnée par l'orchestre des Musclés, fait son entrée dans un nuage de fumée et se met à entonner « Ça donne envie de chanter », dont les paroles (C'est bon de retrouver ses amis réunis comme une grande famille) prennent une résonance particulière. Les « On t'aime » fusent du public, dans lequel on trouve des stars ayant grandi avec Dorothée et qui sont là pour dire merci à l'animatrice, qui a très vite la larme à l'œil, submergée par l'émotion. Lorie, Cartman, Amir déboulent sur scène. Tous avaient leur carte de membre du Club Dorothée et ne cachent pas à quel point elle représente toute leur enfance ! « Si je suis devenue chanteuse, c'est sans doute grâce à toi », confie Lorie, elle aussi les larmes aux yeux.
On l'a compris, la nostalgie règne en maître dans le programme. « Dorothée, vous êtes notre madeleine de Proust », lance Nikos, qui présente la soirée. Il est vrai que l'animatrice est un phénomène intergénérationnel, avec d'abord « Récré A2 » de 1978 à 1987, puis le « Club Dorothée - les dix années suivantes. Des émissions dont Dorothée était la star, mais entourée d'une bande de joyeux drilles. Il ne faut d'ailleurs pas attendre longtemps pour que ses comparses d'antan déboulent sur le plateau, Jacky et Patrick Simpson-Jones en tête. On sent que l'émotion des retrouvailles est sincère. « On était cinq foldingues », confie Dorothée. Même s'il manque aujourd'hui Ariane et Corbier, disparus trop tôt.
Des surprises, il va y en avoir un paquet durant cette soirée spéciale, notamment Julien Doré qui reprend « Allo, allo Monsieur l'ordinateur » avec les Musclés ! Dorothée. 71 ans, chante aussi ses plus grands hits, ainsi qu'un morceau inédit. Les prémices d'un possible retour ?« Je ne suis fermée à aucun projet », a-t-elle confié à la presse. - Télé, chanson, concert : qu'on me propose des choses, la porte est ouverte ! »
En attendant, on retombe l'espace de deux heures en enfance. C'est que le phénomène Dorothée reste unique dans les annales de la télé, avec des émissions en direct quasi tous les jours, dont 8 heures d'antenne le mercredi !
Dorothée, c'est aussi 20 millions de disques vendus, des tubes à la chaîne, 59 concerts à Bercy !
C'est aussi dans le Club Dorothée que naissent les sitcoms « Premiers baisers », « Salut les Musclés » ou « Hélène et les garçons ». Tous les comédiens de ces feuilletons sont d'ailleurs en plateau, à commencer par Hélène Rollès. On découvre également de futures stars qui ont fait leurs débuts dans ces sitcoms : Guillaume Canet. Alexandra Lamy, Ingrid Chauvin Laurent Lafitte. Un vrai vivier !
Et puis, Dorothée, c'est celle qui a introduit les mangas à la télé française, de « Goldorak » à « Ken le survivant », en passant par « Dragon Ball Z ». Non sans se prendre une volée de bois vent à l'époque, se retrouvant accusée d'abêtir la jeunesse avec des japoniaiseries. Aujourd'hui, avec le recul, elle savoure sa revanche. « Ce qu'on nous a reproché à l'époque est devenu un phénomène culturel », remarque-t-elle. Et aujourd'hui, certaines personnes re disent que, grâce au "Club Dorothée", ils font carrière dans les mangas on la création de dessins animés.
MARIÉE À UN... EX-FAN
Si on regrettera que le programme fasse en grande partie l'impasse sur Récré A2. (Où figurait notamment Cabus, tué dans l'attentat de Charlie Hebdo »), impossible de ne pas être pris à son tour par l'émotion en retrouvant l'icône de notre enfance. D'autant qu'après l'arrêt du Club Dorothée, elle s'est faite discrète, malgré un retour sur scène en 2010. De sa vie privée, on ne sait quasi rien, si ce n'est qu'elle s'est mariée à Vincent Gaudel, de vingt ans son cadet, un ex-fan devenu son assistant. En revanche, elle n'a jamais eu d'enfant. Mais elle a été un peu la maman de télé des millions de têtes blondes dont elle a bercé la jeunesse...
FREDERIC SERONT
Merci Dorothée pour ce retour en enfance

Closer – 17 janvier 2025
Voilà l'émission nostalgique que tous les quadras attendaient. Rarissime sur les écrans, Frédérique Hoschedé (alias Dorothée) a accepté de revenir à la télé et de raviver, avec Jacky et Hélène, vingt ans de souvenirs. De 1978 à 1997, elle était l'idole des programmes jeunesse, assurait 1000 heures d'antenne par an et des audiences insensées. Elle était aussi une star de la chanson avec 20 millions de disques vendus, des milliers de concerts et 700 000 spectateurs rien qu'à Bercy.
Le club rouvre ses portes !
Cet hommage animé par Nikos Aliagas permet de replonger dans les images de Candy, Dragon Ball, Jeanne et Serge, des séries comme Alerte à Malibu, 21 Jump Street ou Arnold et Willy, et les sitcoms AB, dans lesquelles ont démarré Guillaume Canet, Alexandra Lamy et Mathilde Seigner. Des archives exceptionnelles, ponctuées de temps forts en plateau : Julien Doré et Les Musclés, Lorie en larmes, Amir qui reprend Premiers Baisers, Mallaury Nataf ou Roch Voisine au micro... Une soirée douce comme une madeleine de Proust.
Dorothée : « Un retour à la télévision ? Oui, si j’ai un coup de cœur ! »

Télé Z – Janvier 2025
Rare dans les médias, l'icône de toute une génération, 71 ans, ouvre un superbe album souvenirs dans Merci Dorothée ! sur TF1. Elle revient sur cette soirée.
- Depuis l'arrêt du Club Dorothée en 1997, vous êtes discrète. Pourquoi avoir accepté cette soirée ?
- Je réagis par coup de cœur. Cette proposition de TF1 m'a touchée. J'y suis donc allée même si je ne m'attendais pas à vivre autant de surprises. Sur le plateau, j'ai été très émue.
- Aviez-vous conscience de votre impact sur le public ?
- Pas du tout ! Nous n'aurions jamais imaginé marquer autant nos téléspectateurs. Nous avons reçu quantité de lettres de soutien après l'arrêt de l'émission.
- Les critiques autour de certains dessins animés du Club Dorothée vous ont-elles blessées ?
- Ça fait toujours de la peine, mais la nouveauté est toujours critiquée. Les mangas ont un peu reçu le même accueil que la BD quelques années auparavant. Aujourd'hui, Nicky Larson est devenu un film...
- Travailler avec des joyeux drilles comme Corbier ou Cabu a-t-il provoqué des sueurs froides ?
- Cabu, oh oui [rires] ! Je me souviens d'une fois, à Récré A2, où, en découvrant son dessin à l'antenne, William Leymergie est devenu livide et l'a caché !
- Quel genre de téléspectatrice êtes-vous ?
- Je regarde beaucoup de séries, de documentaires, des magazines sur les affaires criminelles... J'apprécie aussi Nikos Aliagas et Cyril Hanouna car ils font du direct. Ce n'est pas évident, alors chapeau !
- Seriez-vous prête à revenir à la télévision ?
- Tant que la proposition me plaît, oui ! En revanche, j'aurais du mal à être prof' ou jurée. À chaque fois, quand on cherchait des danseurs pour le Club Dorothée, je retenais les moins bons !
- Lors de la soirée, vous présentez une chanson inédite. Un retour sur scène est-il prévu ?
- Hum... Tout ce que je peux vous dire, c'est que, là aussi, les portes sont ouvertes [elle sourit].
Propos recueillis par A. Chaillié.












