Articles - 1991 - Page 3
- Quand Dorothée scintille à Shangaï
- « Ici je peux tout faire, davantage qu'avec les Français », dit la chanteuse qui a transporté son « club » sur place.
- Dorothée : "Mon marathon chinois"
- Les Chinois sont fous d’elle !
- « Je ne travaille pas pour l’argent… »
- Dorothée : magie, punch et émotion
- Rock musclés pour les marmailles
- Les secrets de Dorothée
- Dorothée, la femme-enfant
- Belles… mais seules
- Dorothée chez Madame Arthur
Quand Dorothée scintille à Shangaï

France-Soir – 8 mai 1991
Entre « Rick Hunter » et un feuilleton mexicain, les téléspectateurs chinois ont découvert un beau jour Dorothée. Populaire en Chine, l'animatrice de TF1 vient d'y donner une série de galas. Tout en mettant en boîte, à Shangaï, plusieurs émissions.
« Ici je peux tout faire, davantage qu'avec les Français », dit la chanteuse qui a transporté son « club » sur place.
1991
De notre envoyée spéciale Florence TRÉDEZ
SHANGAI
« No kutchi ko lo dua ? » («Vous n'avez pas vu un dromadaire ?») Lâché dans les rues de Shangaï, Jacky, le cheveu hérissé tel un savant fou, gesticulant, grimaçant, apostrophe les passants à la recherche d'un improbable dromadaire femelle. Intimidée, une vieille femme en costume Mao secoue la tête, un tireur de pousse-pousse moderne, intrigué, descend de son vélomoteur pour contempler le portrait de Sarah, l'exotique mascotte du « Club Dorothée », que lui tend le drôle d'animateur occidental.
En une minute, dans une atmosphère bon-enfant, un attroupement s'est formé autour de Jacky, Ariane et Dorothée. Un quidam s'exclame, il a reconnu la blonde chevelure de la star des enfants, qu'il a vue sur Shangaï TV, entre un « Rick Hunter »> (très apprécié là-bas) et un feuilleton mexicain. En retrait, un policier taciturne en costume vert sombre s'interroge va-t-il ou non mettre un peu d'ordre dans cette émeute de rue ? L'interprète de l'équipe occidentale tremble.
AMBASSADEURS. Mademoiselle Dorothée, « vedette de chant de France » (traduction libre des interprètes du cru), est partie à l'assaut de la Chine populaire. Avec armes, bagages et Musclés, ces ambassadeurs si fins de la culture française. Sa longue marche a commencé, lorsque, découverte par hasard sur la scène de Bercy par un officiel chinois de passage à Paris, elle fut invitée à chanter pour leur prestigieux Festival de télévision, regardé par 700 millions de téléspectateurs et à donner trois galas en six jours à Shangaï.
Rebelote un an plus tard : venue chanter devant deux fois douze mille personnes à Shangaï puis Xian-Sin, Dorothée et toute l'équipe d'A.B. productions en ont profité pour mettre en boîte les programmes quotidiens du « Club Dorothée ».
Fans de Madonna et de Michael Jackson, les Chinois succomberaient-ils aussi au charme acidulé de « Dorothée rock », rebaptisée d'un nom signifiant dans leur langue « la grâce et le parfum »
Pour eux, je suis une « fée scintillante », je leur donne de la magie, répond, avec un sourire timidement modeste, Mam'zelle Do. Avant de venir en Chine, ils nous ont demandé la traduction de toutes mes chansons. Le côté « amour, toujours » a dû leur plaire. Ce qui change pour moi, ici, c'est que mon public se compose à majorité de teenagers et de familles. Mais les Chinois ont gardé une âme d'enfant avec eux, je peux tout faire, davantage qu'avec les Français. Je me montre tour à tour romantique, drôle ou foldingue. »
SOSIE. Ce soir est le grand soir. Situé au sud-ouest de la ville, à deux pas de l'Hôtel Sheraton, le stade circulaire de Shangaï est un bâtiment couvert et frigorifique aussi accueillant qu'une salle des fêtes soviétique en plein Moscou. Des centaines de gros câbles noirs artisanalement raccordés à une console vétuste vous préviennent de mettre les pieds n'importe où. Tout peut arriver, même le clan Musclés, nos émissaires du charme français, qui, cérémonieusement introduits par une présentatrice de la télé locale, étonnant sosie de Mireille Mathieu, font une entrée en fanfare et complets multicolores sur l'air de « La Fête au village ».
Sans nuances, ces rescapes des bals populaires nous assèneront des « Nous on est fiers d'être français » et autres « moi j'aime les filles, les grosses, les moches et les jolies » mollement applaudis par douze mille spectateurs éberlués. Mais après le numéro d'Hélène, un pur produit A.B. qui chante « Dans ses grands yeux verts », Dorothée entre en scène, et alterne une heure durant chansons douces en chinois (« Nicolas et Marjolaine », gros succès) et rock endiablé très yé-yé (avec guitare débranchée et le toutim).
UN MOIS DE SALAIRE. Un spectateur chinois, placé à côté de moi et à qui son entreprise a payé une place pour le concert, s'enthousiasme, en levant le pouce, pour Dorothée, « cette très grande artiste » (il n'a cependant pas acheté la cassette de son album, vendue ici, selon les estimations, à 150.000 exemplaires, et dont le prix représente pour lui un mois de salaire). Ex-manager de Sylvie Vartan, Jean-Luc Azoulay, son mentor et directeur, avec Claude Berda, d'A.B. Productions (« l'entreprise Dorothée », disques, spectacles et programmes T.V.) qui signe toutes les chansons de « Do », recycle habilement l'héritage sixties. Veut-il faire de Dorothée, qui prépare Bercy pour janvier 92, une nouvelle Sylvie ?
« Mon évolution se fait naturellement mais sûrement, assure Dorothée. C'est vrai que mon rêve serait de monter une comédie musicale dans le style « Happy Days ». En tout cas, une chose est sûre : je ne chante pas que pour les enfants, mais pour toute la famille. »
CIRQUE. Le spectacle terminé, les représentants du ministère de la Culture remerciés, les fans évités (une meute de jeunes Shanghaiens a pris d'assaut le car où s'était réfugiée la star occidentale), au boulot ! Pas question pour la stakhanoviste de choc, levée depuis 8 h 30 du matin et à peine démaquillée, de se reposer un instant sur ses lauriers. Direction : le cirque de Shangaï où Dorothée doit, en compagnie de Jacky et Ariane, enregistrer les lancements des numéros que présentera aux petits Français le « Club Dorothée ».
Pendant que sept extraordinaires petits chiens savants s'activent sur la piste, « Do », épuisée mais très pro, fume cigarette sur cigarette en solitaire : le tournage ne s'achèvera qu'à deux heures du matin.
Le lendemain s'avère plus détendu. Dorothée est ravie d'apprendre qu'elle a une heure de libre sur son planning pour flâner et lécher les vitrines. Rendez-vous au port où l'équipe tourne sur le fleuve Huang Pu. Le matin est gris, comme empesé par le voile de pollution qui couvre la ville. Des milliers de vélos prennent d'assaut les grandes allées égayées par des dazibaos et des publicités avec pin-up très années cinquante. La Chine s'éveille. « La fée scintillante » se frotte les yeux.
Dorothée : "Mon marathon chinois"
Télé 7 Jours – 13 mai
L'amie des enfants, dont toutes les émissions continuent de battre des records d'audience sur TF1, vient de triompher en Chine. Danielle Sommer a participé, pour « Télé 7 Jours », à ce voyage très animé, à Shanghai et ailleurs. Les Musclés, Jacky, et Ariane étaient aussi de cette fête dont on a vu les prolongements en image sur la Une.
Le Palais des Sports de Shanghai, avec sa scène en rond et ses 18 000 places, est prêt pour l'événement: mademoiselle Dorothée, comme on l'appelle ici, est venue chanter pour la deuxième fois. Comme par magie, sans tumulte et sans bousculade, les milliers de Chinois, qui ont payé leur place jusqu'à 6 yuans (un demi-loyer mensuel), emplissent la salle en un clin d'œil. Après une présentation d'un sosie de Mireille Mathieu, animatrice de TV Shanghai, assisté d'un interprète heureux de nous dire « que la musique n'a pas de frontières», le plus grand orchestre de l'univers, Les Musclés, attaquent avec « La Fête au village », enchaînent avec « Moi j'aime les filles » et « la Musclada » ponctuée d'un vibrant « Vive la France, vive la Chine et vive nous ». Shanghai, Canton, Tianjin, pour quinze jours. C'est la deuxième fois qu'elle vient chanter, et on la connaît: une journée non-stop à la radio, 150 000 cassettes vendues, deux galas télévisés. Ce n'est pas facile, nous n'avons pu emporter que deux tonnes de matériel-son, il y a beaucoup de problèmes techniques à régler mais je suis plutôt flattée de plaire aux Chinois et j'aime tout ce qui est hors routine, ce qui va vite. Le rythme de vie de Dorothée, il faut suivre ! A peine le pied dans le 747 d'Air China, elle tournait son premier plateau destiné au « Salut les Musclés » de la semaine suivante. Les enfants n'ont pas tous pris l'avion, c'est l'occasion de leur faire découvrir une cabine de pilotage, de leur parler du décalage horaire. Pour eux rien n'est banal. Je ne suis. ni leur prof, ni leur maman, plutôt la copine, la grande sœur qui les tient au courant. Les journées à Shanghai de Big Sister auraient écroulé n'importe quel artiste moins bien rôdé. Dès le matin, Dorothée est dirigée, maternée par son producteur-auteur-homme-orchestre, Jean-Luc Azoulay. Aux tournages dans les rues de la vieille: ville, ont succédé les repas officiels, les répétitions du spectacle, gala, re-tournage au cirque de Shanghai pour que les petits Français découvrent quelques numéros jamais exportés, en tout une quinzaine d'heures de travail non-stop! Bien peu compensées par une nuit d'insomniaque. Je dors peu, c'est vrai. J'aime que tout se mélange, s'articule. " Cette façon de faire partager la vie du clan - Dorothée, Ariane, Corbier, Jacky - aux enfants est sans doute une des clés du succès du club Dorothée. "Tout est vrai, nous sommes nous-mêmes.
Quand Ariane a attendu un bébé, nous en avons parlé aux enfants. Son fils Tristan a participé à quelques séquences. On fête mon anniversaire, le 14 juillet, à l'antenne. La sincérité est notre seul mot d'ordre. Avec l'humour, un esprit un peu foldingue que les enfants captent 5 sur 5. En dix-huit ans de télévision, je crois avoir acquis un certain savoir-faire, mais je marche à l'instinct. »
Jacky, son coéquipier, son complice, est son premier groupie : « Dorothée m'étonne encore après dix ans, elle est sans doute la fille qui travaille le plus dans le métier. Robuste, méticuleuse, soucieuse de chaque détail. Exigeante et soupe au lait aussi, mais sans doute la plus grande animatrice de direct à la télé. Son secret? Elle est toujours émerveillée par ce qu'elle fait."
Pour Ariane, Dorothée est incontestablement la patronne, responsable et sûre mais aussi sa sœur jumelle, comme « Les Demoiselles de Rochefort ». il y a la blonde et la brune, L'interprète de Valise 91, un rap réclamé par les enfants (J'ai pris des patins à roulettes, une
trousse de toilette, une perruque qui frise, une chemise grise, un anorak, un chapeau claque ») déteste en réalité boucler ses malles et prévoir le lendemain. Je vis au jour le jour. Je m'arrête à Bercy en janvier 92. Pour la télé, même chose, ne me demandez pas où je serai dans dix ans. Si la flamme s'éteint, l'élan se brise, j'arrête. On ne triche pas avec le plaisir.»
Danielle SOMMER
Photos Tony Frank-OROP
Les Chinois sont fous d’elle !
Télé Star – 27 mai 1991
Dorothée et la Chine, c'est une histoire d'amour qui dure depuis deux ans. « C'est le pays idéal pour l'ex-future archéologue que je suis, un pays rempli de vestiges, de temples et de pagodes. C'est un rêve d'enfant qui se réalise. »
Au départ de toute cette histoire : son spectacle à Bercy en 1989. L'un des attachés culturels chinois vient le voir et s'enthousiasme. Il demande une traduction des chansons. « Il nous a alors demandé si cela nous intéresserait de venir au Festival international de Shanghai qui a lieu tous les ans au début du mois de mai. J'étais folle de joie. »
Dorothée Yao Guen (Dorothée rock en chinois) sidère ses hôtes. « Ce qui les a le plus étonnés, c'est que je bouge beaucoup en chantant. Ils n'en ont pas l'habitude. Leurs chanteurs sont plutôt statiques. Lorsqu'ils m'ont vue débouler sur scène, ils ont hurlé de rire. »
Outre l'accueil du public et la gentillesse des professionnels, c'est la foule chinoise qui fascine le plus Dorothée. « C'est impressionnant. Dans la rue, c'est une véritable fourmilière d'hommes et de vélos. Ils se croisent, se doublent au milieu des voitures. Affolant ! Mais ce qui est le plus sidérant pour un Européen, c'est le calme, la décontraction de ces gens. Pas d'énervement, pas d'agressivité, malgré le monde et la circulation intense. »
Pour communiquer, Dorothée a appris quelques mots de chinois. « En fait, cela se passe surtout par gestes et, là, on se fait formidablement comprendre. Avec les enfants, c'est encore plus facile. » Des admirateurs qui furent cette année encore plus nombreux à l’applaudir : son concert de Shanghai achevé, Dorothée effectuera en effet une mini-tournée en Chine. « C'est exceptionnel. Lorsque les Chinois invitent quelqu'un, c'est en général à Pékin ou à Shanghai, mais jamais dans d'autres villes. »
Emissions sur Paris à la télévision chinoise
Dorothée a ainsi découvert le nord du pays et des fans chinois qui ne l'avaient vue qu'à l'écran, puisque la télévision de Shanghai avait diffusé jusqu'à Pékin des extraits de ses spectacles. « En trois séjours, de mai 1990 à mai 1991, j'ai vu leur télévision évoluer à une vitesse vertigineuse. Ils ne nous imitent pas, mais tirent des leçons de notre passage. »
En dehors des émissions depuis Shanghai, et d'un vrai duplex avec Paris (« C'était génial, on avait l'impression d'être à deux cents mètres les uns des autres »), Dorothée a aussi réalisé pour la télévision chinoise une ou deux émissions sur Paris. « Je pense que nous en ferons d'autres. » En attendant, elle pense revenir dans ce lointain pays et achever sa visite de la Cité interdite de Pékin. « J'y ai passé une journée, mais il faudrait au moins une semaine pour la découvrir entièrement. Je ne désespère pas d'y arriver. »
JACQUES SÉRÉNA
« Je ne travaille pas pour l’argent… »
La Réunion - 1991
Depuis le temps qu'ils la regardent au travers de leur petit écran magique, ils ne rêvaient tous que d'une seule chose la voir de leurs propres yeux, l'approcher pour se rendre compte qu'elle est bien réelle. Et ils furent des milliers à l'acclamer... Les marmailles de la Réunion ont eu leur part de rêve qui s'est transformée en douce réalité.
Ils l'attendaient avec beaucoup d'impatience depuis le temps qu'on avait annoncé sa venue sous nos cieux. Dorothée, leur fée de la télé, leur grande copine, celle par qui la magie s'installe dans le grand salon de l'imaginaire, ils ne voulaient pas rater ça. Pour rien au monde... Et leurs parents ne pouvaient pas leur refuser cette folie exceptionnelle.
Les quatre spectacles donnés par Dorothée et Les Musclés ont fait pratiquement le plein, avec une pointe attendue et logique le mercredi après-midi. En deux jours et quatre concerts, près de 25 000 personnes - en majorité des enfants ont fait le déplacement vers le stade de l'Est. Et Dorothée n'a pas déçu ses milliers d'admirateurs et d'admiratrices.
Ils ont crié, chanté, dansé, applaudi... Ils voulaient tous la toucher, lui parler, lui faire signer un autographe. Ils n'ont bien entendu pas tous pu bénéficier des attentions de leur idole, mais les heureux « élus » - et ils sont quand même nombreux puisque Dorothée a essayé de faire plaisir à un maximum de gosses- en gardent un fabuleux souvenir. Ils en redemandent...
Frédérique - c'est son vrai nom, c'est d'abord une femme simple qui adore les enfants. Il suffit de voir avec quel immense plaisir elle prend les gamins par la main, les enlace, les embrasse, les câline même, pour comprendre qu'elle a véritablement réalisé sa vocation : « Je suis totalement à l'écoute des désirs des enfants », dit-elle. Et quand on lui demande si parfois elle n'en a pas un peu marre de faire ce qu'elle fait, en référence à la crise publique de Chantal Goya, il y a quelques années à la télévision, elle répond d'une manière catégorique : « Marre des enfants ? Jamais. Je prends sincèrement plaisir à ce que je fais »
À 37 ans, Dorothée ne rêve que d'une seule chose : avoir un enfant à elle. « Deux si c'est possible, dit-elle avec un large sourire, le plus difficile c'est de trouver le papa !» Et l'argent ? « Je ne travaille pas pour l'argent. TF1 m'octroie un salaire intéressant, d'autres chaînes m'ont fait des offres alléchantes, mais je ne suis pas une femme d'affaires. Je gagne bien ma vie, je ne fais pas de folies. Ce sont les producteurs qui s'occupent de tout ce qui est comptable, pas moi »
Chance, sincérité, talent : la trilogie du succès selon Dorothée, qui forme avec ses copains Les Musclés une équipe du tonnerre. La chanteuse regrette de ne pas avoir eu le temps de visiter la Réunion : « J’y reviendrai en vacances », a-t-elle promis. Les milliers de jeunes Réunionnais qui ont pu la voir en chair et en os s'installeront dorénavant devant le Club Dorothée avec la satisfaction du rêve accompli. « Je l'ai vue en vrai, je l'ai vue en vrai... »
Photos Jean-Yves Kee-Soon et Aziz Patel
Dorothée : magie, punch et émotion
RJH - 1991
NOSTALGIE DE GRANDS ENFANTS
Les Journalistes en Herbe en l'occurrence Sophie Alcaraz pour la conférence de presse et Jean-Marc Célestin pour les photos, ont pu approcher Dorothée et les Musclés. Leur reportage est super. Découvrez-le dans les pages suivantes.
Quatre concerts et un vrai carton sans fausses notes pour la petite fée Dorothée et ses gentils Musclés ! Pour vingt-six mille petits Réunionnais, le rêve est enfin de- venu réalité. L'image est devenue troisième dimension. Celle qui, au bout de quatre années d'assiduité a fini par devenir la copine, la confidente et complice de nos juniors n'a pas failli à l’attente ! Déchaînés et ravis, les marmailles qui ont su convaincre maman et papa qu'il était indispensable qu'ils soient de la fête, n'ont pas regretté le déplacement ! Certains comme Alex et Sabrina ont quitté Hell-Bourg dès huit heures du mat'. Pour ne pas perdre une seule miette du spectacle ! En deux-heures et une bonne vingtaine de ritournelles toutes reprises en chœur, Dorothée a semé le bonheur !
« Dis, tu connais pourquoi Dorothée a disparu de la télé ? Eh ben, c'est parce qu'elle est venue à la Réunion ! Pffff, comme ça, c'est magique ! »
Julie, avec la candeur de ses 6 ans, n'en finit pas de manger des yeux sa grande copine du petit écran. Dès que les Musclés sont apparus sur scène, à l'ouverture du premier concert, ça l'a laissée sans voix, fascinée, les yeux écarquillés, admiratifs. Ses héros des après-midi télévisés réunis devant elle. Et puis surtout, sa Dorothée, tout près, en chair et en os ! Autour de Julie, ça vibre à l'unisson dans les milliers de petits cœurs serrés les uns contre les autres.
Il faut dire qu'ils sont venus de loin, et ont attendu longtemps leur moment de bonheur. Dès midi, des enfants de 4 à 12 ans s'étaient agglutinés devant les grilles du Petit Stade de l'Est, et dans un ordre parfait, à la plus grande joie du service d'ordre qui n'avait jamais vu rentrer autant de monde en aussi peu de temps. Et malgré l'effervescence des derniers instants, malgré les dernières hordes de marmailles retardataires casés qui dans les escaliers qui sur les gradins derrière la scène, à 14 heures précises, tout était en place pour le spectacle !
C'est géant !
Tout commence en fanfare, sous les hurlements des marmots surexcités. Les pétulants Musclés, costume rouge, vert, bleu, jaune, déboulent sur scène sur des airs champêtres et rythmés : ils sont là pour chauffer une salle déjà toute acquise à la reine du petit écran. Et, au bout de trois quart d'heure, c'est mission accomplie et terriblement bien accomplie ! 6 000 petites têtes brunes trépignent d'impatience de la voir apparaître elle, Dorothée. Et c'est à qui se hissera le plus haut sur sa chaise, se trémoussera le mieux pour être le premier à la voir. On piaille, on hurle plus fort que son voisin, mais on est heureux. Surtout. Le temps de l'entracte, la salle du Petit Stade de l'Est s'est transformée en cour de récréation géante. Tout à coup, les lumières s'éteignent et, porté par le flot de « ahhh » fébriles et émus, on se laisserait presque aller à goûter l'instant. 6 000 bambins retiennent leur souffle, 6 000 cœurs d'enfants battent plus fort.
Génération Dorothée
Et la voilà, elle apparaît, blonde et bondissante, mariant à merveille le jean et les paillettes, dans un faisceau de lumière. Entourée des Musclés, la diva des petits démarre sur des chapeaux de roues sur son tube du moment : « Chagrin d’amour »
Immédiatement, c'est le délire. Pas de briquet pour l'accueillir mais une myriade de petites mains tendues. Dorothée rockeuse sur « Chagrin d’amour », Dorothée coquine avec « Tourterelle » et puis Dorothée carrément branchée avec une version rap des « Chaussettes rouges et jaunes à petit pois ! » Avec elle sur scène, trois rappeurs du plus grand cru réunionnais, danseurs de génie qui scandent sur un rythme haché et tonique le nom des héros du jour : « Dorothée, les Musclés ».
Mais quand la star pour culottes courtes se fait romantique, avec « Nicolas et Marjolaine », les bambins charmés se laissent aller au blues. On lâche la main de maman, on se rapproche de son idole pour être près à la toucher. Quelque chose se passe entre les marmailles et Dorothée qui ne regarde plus du tout les mamans. Comme une émotion particulière, enfantine et entière, étrangère au monde des adultes. Dès que le temps s'accélère à nouveau, les marmailles bondissent de leur siège pour aller danser des rocks endiablés dans les espaces encore libres. Dorothée, chef d'orchestre de ce mini-bal mène son petit monde à la baguette. L'entraîne, le
subjugue et le charme. (…)
Rock musclés pour les marmailles
La Réunion - 1991
Ah, ils ne l'oublieront pas ce concert mémorable, nos gamins. Dorothée et ses musclés en chair, en os et en rock. Rien que pour eux. Malgré l'inconfort du lieu...
Le stade rempli aux quatre séances (plus de 6 000 personnes à chaque concert), le spectacle commence par une première partie réservée aux Musclés. Son d'enfer, fumigènes et spots rouges, c'est la fête au village. À la 4ème chanson, on attend toujours la blonde chanteuse qui doit se concentrer pendant que les gaillards entonnent leur Musclada et leur merguez -partie sur un rythme désespérément binaire.
Mais quand Dorothée apparaît après 45 minutes, les petites têtes s'illuminent, comme les spots cette fois-ci devenus violets. La star des marmailles surgit, d'abord en contre-jour, puis sous les projos, dans son pantalon de fausse maigre. Rien n'est laissé au hasard : tenues, jeux de scène, chorégraphie (agrémentée à la fin par la participation surprise de Sydney le rapeur), du pro, rien que du pro, vous dis-je. La fée de la télé s'arrête un instant, embrase la vaste salle du regard : « Tapez des mains », enjoint-elle, « bien, tapez des pieds », « O.K., criez, maintenant », Le stade en folie résonne jusqu'à Saint-Joseph. « Super, c'est comme ça que je vous aime ». On voit bien que ce n'est pas elle qui les élève...
À la fin du concert des centaines de gosses se précipitent avec des bouquets de fleurs pour lui témoigner une affection non feinte. C'en est presque touchant.
Et l'on se dit que quelqu'un qui plaît tant aux enfants, ne peut pas être complètement mauvais...
B.I.
Les secrets de Dorothée

Deux dimensions – Juin 1991
Plus mignonne que Candy, plus forte que Bioman, plus ingénieuse que Dr Slump, voici sorti tout droit d'un dessin animé la fée Dorothée. Actrice, productrice, chanteuse et bien sûr animatrice, "Do" est devenue en 15 ans une véritable pro ! Attention, accrochez-vous pour vous, 2D Magazine a rencontré la méga-star du petit écran qui répond à toutes nos questions !
LA VITAMINE "D"
En 1990, Dorothée triomphe à Bercy où elle chante tous les soirs à guichet fermé, accueillant au total 170 000 spectateurs. La cassette vidéo du spectacle "Dorothée à Bercy" est triple vidéo de platine en mai 90, ce qui correspond à plus de 60 000 exemplaires vendus. Seules deux cassettes vidéo ont réussi à atteindre ce score exceptionnel. Parallèlement, elle obtient deux disques de platine, l'un pour l'album "Tremblement de Terre" et le second pour l'album "Attention Danger". Juin, sortie de l'album "Dorothée - Live à Bercy". Dorothée conquiert le public chinois le temps de trois spectacles à Shangaï et Pékin. Elle retourne en chine comme invitée d'honneur du 3ème festival international de télévision de Shangaï et chante à la cérémonie d'inauguration pour 600 millions de téléspectateurs. L'album "Dorothée - Live à Bercy" et la cassette vidéo du spectacle sortent en Chine à la même époque. Novembre, sortie de son album "Chagrin d'Amour".
TOUS SES SECRETS
- 2D : 91 annonce encore une année chargée pour vous, Dorothée. Vous avez décidé de repartir en tournée dans l'Est de la France et notamment à Besançon où vous étiez présente avec votre troupe le 17 avril dernier. Quelles étaient les nouveautés de ce spectacle par rapport à Bercy ?
- DOROTHEE : Cette tournée n'avait rien à voir avec Bercy. Tout d'abord, j'avais une folle envie de retrouver mon public, alors je n'ai pas hésité. Bien sûr, il y avait eu les tubes des précédents shows, mais aussi de nouvelles chansons extraites de l'album "Chagrin d'Amour" et puis il y avait les Musclés qui assuraient la première partie du spectacle. Je m'amuse, c'est fou !
- 2D : En chine, votre public est constitué en majeur partie d'adultes. Pourquoi ?
- DOROTHEE : Eh bien les représentants du festival international de l'Art à Shangaï ont vu mon spectacle à Bercy. Ils m'ont demandé de venir avec les Musclés pour représenter la France. Ma décision a tout de suite été prise ! J'ai aperçu quelques enfants mais le reste du public était composé d'adultes, en majorité des étudiants en langue française, ce qui prouve que mes spectacles ne sont pas réservés aux petits seulement. Nous leurs avions présenté nos chansons et les spectacles ont fait un tabac !
- 2D : Dès votre arrivée sur TF1, la chaîne annonçait plusieurs grands shows Dorothée à 20h30. Où en sont ces projets ?
- DOROTHEE : Une soirée Dorothée va certainement se concrétiser très bientôt, rassurez-vous !
- 2D : Quand un journal comme l'Evènement du Jeudi titre que Dorothée, c'est le plus gros hold-up sur la télévision enfantine, comment réagissez-vous ?
- DOROTHEE : Cela veut tout simplement dire que le succès de l'émission dérange. C'est normal, il y a toujours des critiques et des réactions, mais il faut en prendre et en laisser.
- 2D : Il y a quelques temps, vous recherchiez de jeunes animateurs pour travailler à vos côtés. Pourquoi n'avoir pas concrétisé cette idée ?
- DOROTHEE : Effectivement, nous recherchions de jeunes animateurs mais il ne s'agissait pas de présenter le Club Dorothée, mais pour une autre émission.
- 2D : Quelle a été votre réaction après l'annonce du départ de Patrick pour la Cinq ?
- DOROTHEE : Patrick est parti parce qu'il avait envie de faire autre chose. C'est son choix, chacun est libre de ses mouvements !
- 2D : Pour terminer, Dorothée, pouvez-vous nous dire quelles sont les surprises de cet été sur TF1 ?
- DOROTHEE : Une surprise, c'est une surprise ! Mais nous allons certainement faire des émissions depuis la Réunion où je vais également chanter avec les Musclés, mais chut !!! A bientôt !
Remerciements particuliers à : Dorothée, Jean Bigot, Pascal Chiquet et AB Productions.
Reportage exclusif : Frédéric Richard
Photos : 2D Magazine: Pierre Placuzzi.
GRAND JEU DOROTHEE - PLANETE JUNIORS
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Dorothée, la femme-enfant

Quotidien du dimanche – 23 juin 1991
Elle est la copine de nos chères têtes blondes, mais sa réputation dépasse largement nos frontières. Sollicitée en vain par les chaîne américaines, Dorothée est devenue une vraie star en Chine, et pas seulement auprès des enfants. Marathonienne de la télé, son Club Dorothée est incontournable. Mais la frêle jeune femme est aussi une bête de scène qui pense déjà à son Zénith en 92, tout en collectionnant les disques d'or.
DOROTHEE, ou plutôt Frédérique, son nom de baptême, est née à Paris le jour de la fête nationale. Enfance sans problèmes avec une éducation sévère, ce dont d'ailleurs elle ne se plaint pas, à Bourg-la-Reine, avec ses parents et ses frères. Bonne élève, elle fait aussi partie de la chorale de l'école de Notre-Dame, étudie le piano, en bonne petite fille modèle, et obtient même un troisième prix au concours Nerini, réservé aux débutants.
Elle prend aussi des cours de danse, mais se fait renvoyer car elle a tendance à faire le clown et à dissiper ses petits camarades. Il y a du garçon manqué sous le sage et frais minois : Je jouais plus souvent aux cow-boys et aux indiens, ou à Zorro qu'à la poupée ». Bien que timide, la gamine a déjà du tempérament : « De le 6ème à la terminale, j'ai été chef de classe. A Bourg-la-Reine, j'étais chef d'une bande exclusivement composée de garçons plus âgés que moi »
La jeune Frédérique continue ses études jusqu'au bac philo, tout en goûtant au spectacle au sein de son collège. Elle participe ainsi à l'adaptation moderne des Caprices de Marianne d'Alfred de Musset, pièce présentée au concours inter-lycées organisé par Mme de Tassencourt, directrice du théâtre Montassier de Versailles. Jacqueline Joubert fait partie du jury et est impressionnée. Malgré cela, Fred passe son bac et songe finalement à une carrière dans le tourisme plutôt que l'archéologie, sa première idée. Elle poursuit une licence d'anglais à Censier quand Jacqueline Joubert la rappelle et lui propose d'animer les « Mercredis de la jeunesse ». Viennent ensuite « Les visiteurs du mercredi », mais l’aventure se solde par un renvoi : « Vous n'êtes pas faite pour animer des émissions pour enfant lui dit-on (!?). Mais Dorothée a attrapé le virus de la télé. Après quelques mois de chômage et de petits boulots, retour à la lucarne magique en tant que speakerine puis animatrice d'émissions pour la jeunesse.
On connait la suite. De Récré A2 au Club Dorothée, la fée blonde s'est installée dans l'univers des enfants, transformant en or tout ce qu'elle touche, déplaçant les foules et remplissant les salles à chacun de ses spectacles. En vraie professionnelle, Dorothée est toujours à l'écoute de son public qu'elle entend traiter avec tout le respect qu'il mérite : « Je n'ai jamais traité les enfants comme des débiles dit-elle, ce sont des petits êtres exigeants et sévères... il ne faut pas croire que le public enfantin est complaisant. On peut tout faire avec eux, se déguiser, eux, chahuter, chanter, mais attention, ils jugent !».
Attentive à tous leurs désirs. Dorothée sait très bien où est sa place : « Je suis leur amie, ni leur mère, ni leur sœur, ni leur maîtresse d'école. Je les fais rire, ils aiment cela. Pour les plus petits, je suis une copine qui entre et qui sort du poste »,
Une copine qui sais écouter : « Les enfants nous donnent sans cesse et des idées et leur avis Ce sont eux les patrons » Pour satisfaire leur exigence, Dorothée suit son instinct : « Lorsque je choisis des feuilletons pour le Club Dorothée, je me fie à mes intuitions. Je privilégie ce qui me touche, mais ensuite, ce sont les enfants qui jugent et décident ». Et ils ne s'en privent pas, lui envoyant quelque 5 000 lettres par jour et usant joyeusement du Minitel.
Mais que fait donc l'infatigable madone des gamins entre deux émissions et deux galas ? Quand elle ne rend pas visite aux enfants malades avec toute sa fine équipe, elle reste tout simplement chez elle à regarder la télé ! « Si vous allumez un poste devant moi, je peux rester des heures à regarder les programmes, surtout les séries… Quelles que soit l’heure à laquelle je rentre, je regarde un bout d’émission ». Les secrets du succès de Dorothée ? L’amour du métier et une fraîcheur d’âme authentique : « Pour moi, c’est toujours pareil. Je ne me sens pas grandie, pas vieillie. Dans la tête j’ai toujours quatre ans. »
Belles… mais seules

Voici – 1er juillet 1991
C'est vrai, les stars ont souvent tout... sauf un homme à elles. Trop belles pour eux ? C'est possible. Difficile pour les hommes de vivre la célébrité... des autres. Difficile aujourd'hui pour beaucoup de femmes de concilier vie professionnelle et vie privée. Quant aux stars, elles n'échappent pas à la règle. Elles connaissent aussi la solitude, cette maladie des temps modernes, rarement choisie et toujours, toujours douloureuse à vivre.
« Jolie chanteuse, bonne éducation, 32 ans, désire fonder foyer. Handicap : grande célébrité. Pas sérieux s'abstenir » ... Cette annonce pourrait être écrite par la blonde Karen Cheryl... D'un seul coup, l'image traditionnelle de la vieille fille bascule. « Les vedettes, qu'elles soient comédiennes ou chanteuses, sont enfermées dans leur succès, explique Christine Castelain Meunier, sociologue, chercheur au CNRS. Elles sont contraintes à tout centrer sur elles pour réussir. Elles développent, de ce fait, un énorme narcissisme. Elles sont obligées de changer constamment leur image, de la faire évoluer. Ce qui leur demande une énergie énorme et explique leur grande fragilité. Elles ont aussi besoin d'un soutien, d'un homme qui leur don- ne de l'affection, de la tendresse. »
C'est là où le bât blesse. Parce que cet homme-là, groupie naïf et ébloui au départ, est presque invariablement condamné avec le temps au rôle de toutou fidèle... Et, très vite, le toutou devient hargneux, tire sur la laisse... et prend la poudre d'escampette. Difficile de vivre le quotidien d'une star, le fantasme de milliers d'hommes... A la maison, le fantasme a envie de se balader en vieilles pantoufles, un masque sur le visage... C'est l'envers de la médaille... Démobilisant. A moins que le compagnon ait lui aussi un métier passionnant. Qu'il soit reconnu dans son domaine. Que la notoriété de la star soit un plus pour sa vanité. Sinon, il ne supporte pas longtemps d'être toujours dans l'ombre. Sa propre image est trop petite à côté de celle démesurée de la star... Les compagnons des vedettes évoluent souvent dans le domaine de la création, ils sont aussi fragiles. Ils ne sont pas toujours disponibles pour les états d'âme de l'autre... Ils aimeraient goûter... au repos du guerrier. Sans parler des blessures de la jalousie. Voir sur écran panoramique la femme qu'on aime vivre une passion dévorante avec un autre... ça peut froisser l'amour-propre.
Elles ont besoin d'être rassurées
Si on ajoute à ça, en plus, qu'ils doivent supporter des femmes encensées en public qui demandent dans l'intimité d'être sans arrêt rassurées... ils craquent, bien sûr ! Les stars, obligatoirement plus fragiles que la plupart des femmes, sont en perpétuelle recherche d'émotions fortes. Emotions sur pellicule, émotions sur les planches, sur le petit écran. Elles doivent passer du surréalisme d'un rôle au réalisme du quotidien. Elles ont du mal à atterrir. Marilyn était persuadée que son amour pour John Kennedy, l'homme le plus puissant des Etats-Unis, serait plus fort que le goût du pouvoir, que les conventions. Elle s'était fait un scénario : John divorçait et l'épousait... Elle en est morte. Son cas n'est, hélas ! pas unique. Beaucoup de stars sont seules. D'ailleurs, phénomène nouveau, les agences matrimoniales voient grandir le nombre de super nanas candidates au mariage.
Dorothée : « Un homme ? Je n'en ai pas le temps !»
Peu de gens connaissent l’intimité de l'idole des tout-petits. C'est un fait, elle passe la plus grande partie de ses journées et de ses nuits à préparer ses émissions, et lorsqu'elle sort, c'est en bande avec son équipe. On ne la voit jamais en compagnie d'un chevalier servant. « Un enfant, j'en ai envie, mais ça ne se fait pas sur commande... Je me console en me disant que les gamins qui me regardent sont à moi ! J'en ai les avantages sans les inconvénients. »
Dorothée avoue avoir un caractère de cochon... On murmure que les chiffres d'audience lui font davantage battre le cœur qu'un soupirant. A 36 ans, elle attend encore d'être totalement sortie de l'enfance. C'est pour bientôt.
YVONNE TYWONIAK
Dorothée chez Madame Arthur

Télé 7 jours – 13 juillet 1991
Fifi (à gauche) et Sylvain (à droite) ont invité Dorothée chez Madame Arthur, le cabaret de la Butte Montmartre où ils deviennent, le temps d'un spectacle, des Dorothée Bis. Elle les a même rejoints sur scène sans travestir sa voix. Il n'est pas question, pour l'instant, que Fifi et Sylvain se produisent avec Dorothée à Bercy ! Quant à Dorothée elle n'est pas prête de sortir à nouveau le soir à Paris. Elle tourne ses émissions pour TF1 au Maroc puis en Grèce et n'a pas droit aux vacances !





















